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Rencontre avec MC Luca

Le rap et le tatouage ont toujours fait bon ménage. Preuve à l’appui avec le tchatcheur mexicain Mc Luka.

Rencontre chez Kustom Tattoo, salon de tatouage paris avec Niko, tatoueur. Le regard dur, son chapeau vissé sur la tête et le regard planqué derrière ses lunettes fumées, Mc Luka ne fait pas dans la dentelle. A 12 ans, lui et ses amis tournent en rond dans sa banlieue de Mexico. « On s’était fabriqué une machine pour se tatouer entre nous. C’était très archaïque, mais ça fonctionnait ! »

Finalement, à 14 ans Mc Luka se fait piquer pour de vrai une croix sur la main : « J’ai essayé de le cacher à ma mère mais elle a eu le nez fin. Quand elle l’a découvert, je me suis vraiment fait engueuler ! » C’est l’artiste du coin qui a apporté cette première contribution sur la peau du rappeur. « Je ne sais même pas ce qu’est devenu cet apprenti. J’ai fait ça sur un coup de tête. C’est culturel ici. »

En effet, le tatouage mexicain connaît depuis une dizaine d’années un essor considérable. « Avant, on considérait les hommes tatoués comme d’anciens détenus mais les mentalités changent. On croise de plus en plus de monde dans les studios. » Ainsi, les peaux accumulent les pièces, avec toujours en tête la volonté de marquer d’ou on vient. Motifs aztèques, ou dessins hispaniques ornent volontiers ces peaux bronzées. Pour Mc Luka, ses tatouages racontent sont histoire : « Mes pièces sont à mon image, ce sont des cicatrices éternelles.

Elles marquent qui je suis, d’ou je viens et me rappelle constamment mes origines ». Le rappeur raconte également son histoire à qui veut l’entendre par ses textes au tons incisifs. Créateur de plusieurs petits groupes de rap à travers la planète, Mc Luka sème ses mots de Milwaukee (USA) à Paris, en passant par sa ville natale, Mexico. Fort de ses voyages musicaux, Mc Luka s’est fait piquer par de nombreux tatoueurs venus d’ailleurs. Parmi eux, Mr Bratto d’Espagne, Luison du Mexique, Brujo d’Espagne mais pas seulement. « D’abord il y a eu les bras faits par un ami tatoueur de San Diego en 1994. Ce sont deux femmes avec un sombrero ou des bijoux latinos. »

A Paris, Niko de Kustom Tattoo, salon de tatouage paris lui a piqué son mollet gauche. Détour par la Belgique ou Vani s’atèle a son coude gauche. Mc Luka se retrouve bien bleu. « Tous mes tatouages ont un sens précis. C’est la particularité d’un tatouage mexicain. Ici, on ne se tatoue pas seulement car c’est beau. Les pièces ont une véritable signification. » Ses dernières pièces, Mc Luka les préfère en lettres. Ainsi, son « DF » sur chaque avant-bras qu’il doit à un tatoueur autochtone, est son lieu de naissance. « Chicalango » fièrement porté au cou est un jeu de mots en espagnol bien connu au pays. Enfin, le dernier en date qu’il arbore sur le torse est un hommage à sa mère. Très attiré par le tatouage depuis tout jeune, Mc Luka se refuse néanmoins à la couleur : « Je la préfère sur les peaux bien blanches. Elle fait merveille sur des pièces old school mais ce n’est vraiment pas envisageable pour moi. »