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Le body-piercing, terme anglo-saxon ne possédant aucun équivalent français signifie littéralement perçage (piercing) corporel (body)

Le Piercing fait son trou ! Risques et nouvelles pratiques …

En attendant une réglementation des pratiques du piercing, voici quelques conseils et un tour d’horizon de l’état actuel du sujet. Entre désir de réduire les risques, et volonté de ne pas imposer une législation trop stricte, l’Etat intervient…

Une affaire de santé publique
Depuis environ une vingtaine d’années, le piercing s’est largement répandu dans toutes les couches de la société. Ce faisant, sa pratique est devenue une affaire de santé publique. L’augmentation du nombre de «percés» multiplie les risques, comme se multiplient les endroits du corps où sont effectués ces piercing: oreilles, nez, joues, langue, nombril, sexe, etc. Chaque partie du corps supportant plus ou moins bien l’opération, et les perceurs n’ayant pas toujours beaucoup de scrupules à l’époque, il fallait bien que l’attention des pouvoirs publics soit sollicitée. Par conséquent, une étude fut commandée au Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France (CSHPF) sur l’évaluation des risques de transmission des virus des hépatites lors de ces pratiques.

Quels risques ?
Les risques encourus sont de diverses natures. La plupart du temps, le piercing, peu importe où il se situe, guérit vite. Mais parfois, au bout de quelques mois, et malgré une hygiène exemplaire, le piercing ne se referme toujours pas, et l’on s’expose alors à des risques d’infection. Dans les faits, il y aurait trois facteurs possibles de complication. Le premier est le transfert d’agents pathogènes (microbes, virus-VIH, hépatite) provenant d’une autre personne. Le deuxième est la peau elle-même, qui est recouverte de micro-organismes, inoffensifs normalement, mais qui peuvent provoquer des complications à la moindre petite lésion. La bouche est un endroit risqué également. Elle contient, à l’état naturel, de nombreuses bactéries. Enfin, le troisième facteur peut être un objet contaminé, une aiguille mal stérilisée par exemple, ou encore une allergie (aux métaux ou aux produits désinfectants). A propos des allergies, un arrêté, paru au Journal Officiel Français N° 165 du 19 Juillet 2000, faisant suite à une décision européenne, limite le taux de nickel dans les objets destinés à entrer en contact direct et prolongé avec la peau.

Quelques conseils de bon sens
Avant le piercing, choisissez soigneusement l’établissement où vous allez vous faire percer. Il n’existe encore aucun statut pour le perceur, seulement des obligations sanitaires, aussi est-il indispensable de bien vous renseigner sur les conditions de l’opération, avant qu’elle n’ait lieu. Une fois le piercing réalisé, lavez-vous les mains avec du savon antibactérien avant de nettoyer votre piercing. Nettoyer le piercing deux fois par jour pendant la période de guérison, qui est très relative, en fonction de l’endroit percé: il est certain qu’un piercing fait au niveau du nombril cicatrise moins vite, à cause des frottements de la ceinture, qu’un autre piercing fait dans le nez. Pour la langue, gargarisez-vous avec un rince-bouche sans alcool après avoir fumé ou bu. Mais outre ces conseils de bon sens, quelques mesures ont été évoquées par le CSHPF, en attendant peut-être un cadre plus approprié.

Conclusion du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique
Alors que de nombreuses boutiques se sont ouvertes ces dernières années dans nos villes (en 1980, on comptait 4 boutiques de tatouage en France; il y en avait près de 50 en 1990, il y en a aujourd’hui 300), aucune qualification spéciale, aucune condition n’est requise pour exercer. Certains dénoncent même là un exercice illégal de la médecine. En effet, les conditions techniques nécessaires à un piercing «sécurisé» sont exigeantes: locaux et matériels adaptés, asepsie du site de piercing, procédures contrôlées du geste.

Le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique, dans ses «Avis et Recommandations», lors de la séance du 15 septembre 2000, affirme que «le rôle de ces pratiques dans la transmission de virus demeure difficile à déterminer avec précision», mais que cela est possible. La mise en œuvre de précautions «standard» et l’utilisation de matériel à usage unique minimisent le risque de transmission virale. Il faudra former et informer sur le risque infectieux auprès des personnes réalisant ces actes ou s’y soumettant. «Des précautions d’hygiène de base (en adaptant les recommandations existantes en milieu de soins) doivent être respectées par toutes les personnes réalisant ces actes: ces précautions concernent les locaux, le matériel, les produits, les modalités de réalisation des actes, en particulier les désinfections cutanées ou des muqueuses, les procédures de nettoyage, de désinfection, stérilisation et d’élimination des déchets par une filière protégée». Des contrôles devront être effectués sur les conditions d’hygiène des établissements pratiquant le piercing. Enfin, le CSHPF préconise: «l’immunisation, contre le virus de l’hépatite B, des personnes qui effectuent ces actes est fortement recommandée».
Ainsi, rien de définitif encore, mais un pas a été franchi et des orientations définies pour sécuriser une pratique courante et potentiellement dangereuse.

Pour en savoir plus
Consultez le texte entier «Avis et recommandation», du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique, qui préconise une série de mesure à prendre.
Hépatite C: une bonne hygiène pour mieux prévenir les risques de transmission. Les risques d’hépatite liés à la pratique du piercing.
Le site de l’Association des Perceurs de France (APERF). Dossier très complet sur le piercing, sur la législation, et la stérilisation.

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