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Un tatouage (ou tatoo) est un dessin à l’encre ou quelque autre pigment, habituellement décoratif ou symbolique, indélébile, sous la peau. C’est un type de modification corporelle.

L’évolution du sens du tatouage et sa diffusion en Europe

De l’arrivée du tatouage en Europe et en France par le biais de marins découle les différentes représentations premières et négatives du tatouage dans les sociétés industrielles, en effet au-delà de l’exotisme passablement effrayant de la marque corporelle, les premiers individus à avoir effectué ces marques en Europe sur eux même ou sur d’autres ont conditionné l’image du tatoué. Pourtant cette pratique qui provient de sociétés primitives telles que les Maoris ou les Inuits était au départ un fort symbole d’intégration sociale.

A . Historique du tatouage et de ses représentations

1) Historique du tatouage :

Les tatouages ne sont pas une pratique nouvelle. C’est le moins que l’on puisse dire, en effet on peut situer les premiers tatouages au niveau de la préhistoire. En 1991 a été découvert dans les Alpes italiennes le corps momifié d’un chasseur néolithique piégé dans le glacier de SIMILAUN, datant de 5300 av. J.-C. Il a été relevé sur lui la présence de petits signes très stylisés et schématiques. Il s’agit du plus vieil exemple de tatouage. Il a également été établi que ces tatouages avaient été pratiqués dans un but médical et avaient une fonction thérapeutique, car situés au niveau des articulations et pouvant donc avoir un effet sur l’arthrose. An delà de la croyance possible déjà assimilée au tatouage avant même l’apparition des sociétés primitives, cet exemple montre que cela fait bien longtemps que les hommes se décorent le corps. Plus tard, 5000ans avant Jésus Christ c’est au Japon que d’autres signes de tatouages ont été retrouvés. Provenant de statuettes funéraires retrouvées dans des tombeaux japonais, ils servaient d’accompagnement aux morts dans leur voyage dans l’au-delà. Avant cette découverte, le premier tatouage se situait en Egypte avec une momie de 2200 av. J.-C., dont le corps était entièrement tatoué de motifs décoratifs, mais ayant un but plutôt sacré et religieux. Ainsi on remarque que dans les premières utilisations du tatouage ceux ci portaient plutôt une symbolique de protection liée au sacré. Aujourd’hui encore de nombreux tatoués se font faire des signes de protections et des symboles provenant de cultures européennes ou non. Par exemple des signes celtes, des symboles de calligraphie chinoise ou japonaise signifiant force ou encore protection.

C’est un aspect qui n’est pas négligé dans la signification du tatouage. Les tatouages en couleur se développèrent fortement chez les Maoris de Nouvelle Zélande et furent pendant un temps une forme d’ornement prisé en Chine ou en Inde. On leur prêtait aussi des vertus contre la malchance et la maladie. Parfois comme chez les Maoris ou au Japon ils servaient à identifier le statut ou le rang de la personne qui les portait ou l’appartenance à un groupe d’individus. Les grands guerriers japonais étaient souvent tatoués de grandes fresques colorées. Darwin faisait remarquer dans ses ouvrages qu’il n’existe aucun peuple qui ne connaisse pas cette pratique sur cette planète. Même en Europe on retrouvait des tatouages chez les Gaulois, les Germains ou les Pictes de Grande Bretagne qui étonnaient les Romains en arborant de nombreuses marques corporelles. Mais dans les pays d’Europe, l’ère chrétienne met un frein à cette pratique qu’elle considère païenne. Pourtant les Bosniaques Chrétiens se font tatouer des croix pour se distinguer des musulmans, et les pèlerins qui vont jusqu’à Notre Dame de Lorette, en Italie ou encore à Jérusalem se font graver sur le corps une image indélébile, sorte d’attestation de pèlerinage.

Cette religiosité populaire perdure à travers les croix et les phrases religieuses ou encore l’image de la Sainte vierge tatouée sur de nombreux marginaux croyants.

Une superstition rapportée par l’écrivain Herman Melville raconte que les marins tatoués d’une croix ne peuvent être dévorés par les requins. Pourtant dans les religions du livre les marques corporelles sont proscrites, cet interdit alimenta en profondeur le statut longtemps négatif du tatouage et bien sur, la prédilection de son recours pour des individus en porte-à-faux et qui souhaitent pour des raisons diverses, affirmer leur marginalité et leur indifférence au jugement des autres. Si on l’a vu de nombreux chrétiens se faisaient marquer la peau pour revendiquer leur religion ou pour des raisons pratiques (se revendiquer Chrétien pouvait permettre d’obtenir une sépulture Chrétienne) c’est surtout parce que de nombreux peuples touchés par cette religion possédaient déjà une culture du tatouage comme les Bretons dont l’étymologie serait « les peints » ou les Scots (dont le nom signifie qu’ils ont le corps peint).

En ce qui concerne les signes qui distinguaient les classes sociales on remarque un fort attachement social des marques corporelles dans les communautés primitives. Par exemple, chez les Marquisiens qui portaient des tatouages sur différentes parties du corps. La différenciation dans le groupe était marquée par des signes correspondants à chaque classe sociale, sous le contrôle vigilant des chefs : lorsqu’un initié se voyait attribué de nouveaux mérites,,, il pouvait ajouter de nouveaux tatouages aux précédents. Les femmes étaient moins ornées mais leurs tatouages étaient plus fins et mieux exécutés car ils correspondaient à une parure esthétique. Les chefs pouvaient porter une multitude de tatouages, ceux-ci représentaient par exemple des scènes guerrières ou un évènement important. Dans les îles marquises les tatouages qui sont effectués sont aussi fait par esthétisme. Toutes les parties du corps sont tatouées, à l’exception de la paume des mains et de la plante des pieds.Plus les dessins sont nombreux, riches et variés, plus la personne est âgée et élevée dans le milieu social.

A la fin du XIXème siècle, en Polynésie, une personne n’ayant pas le dessus de la main tatouée ne pouvait pas se servir dans la marmite commune. De même, qu’un homme ne pouvait demander la main d’une jeune fille s’il n’avait été préalablement tatoué. C’est donc pour cette raison que le tatouage était effectué dès la puberté. On remarque ici que les tatouages portent de forts symboles d’appartenance et d’identité mais cette identité est insérée dans le groupe tout entier. Si le tatouage est une revendication de la réussite des guerriers il permet aussi à celui ci de rester avec des individus de son rang et donc on voit bien qu’en dehors de l’ornement, le tatouage permet une identification directe de l’individu pour n’importe qui appartient à cette société, c’est un signe de reconnaissance important. Le fait qu’on ne puisse se marier si l’on n’est pas tatoué montre l’importance sociale et en matière de normes, de l’acte. Le tatouage est un élément culturel comme un autre dans ce type de société. Un autre exemple, en Polynésie toujours, chez les Areoïs, la société se divise en classe que la disposition des tatouages sur le corps met en avant. Chaque classe prenant le nom de parties tatouées.

Ainsi, la première classe, la plus élevée, est nommée “jambes tatouées”, la deuxième “bras tatoués”, la troisième “flancs tatoués”…La pratique du tatouage dans ces cultures avait pour but de renforcer la fécondité et les liens avec le surnaturel et le sacré. En Polynésie, le baptême de l’enfant, c’est le tatouage. Pour être inscrit dans la communauté, le Polynésien doit passer par des rites imposés par la tribu. C’est alors une cérémonie familiale et religieuse.

On signale des tatouages sur des figures historiques comme Hérodote, Marco Polo et bien sûr James Cook.

Et c’est de grands voyageurs comme Cook que découle la découverte du tatouage par les occidentaux, car le tatouage pratiqué comme norme dans les sociétés primitives n’existe pas en Europe en grande partie parce que l’Europe, touchée par le christianisme s’est elle-même interdit ce genre de pratique qui existaient pourtant auparavant.

Nous allons voir par la suite que c’est de l’arrivée du tatouage par les marins que va se populariser une vision populaire et négative du tatouage.

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