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L’histoire du tatouage (tatoo) est très difficile à retracer, car même s’il s’agit d’une pratique ancestrale, on ne peut pas encore la situer avec exactitude dans le temps.

Tatoué en Corée

En 2003, près de 170 coréens auraient été arrêtés pour avoir essayé de se faire réformer en se faisant tatouer le corps.

Le tatouage est un sujet sensible en Corée. Il est d’abord en opposition avec des croyances confucianistes qui restent fortes. Beaucoup de coréens croient que leur corps sont des cadeaux de leurs ancêtres et que c’est un devoir de les préserver. Leur réaction face aux tatouages n’est donc pas surprenante. Exposez vous tatouages ici, et vous ne ferez jamais l’expérience de la fameuse hospitalité coréenne…

En Europe, autrefois, les tatouages etaient la marque de toutes sortes de criminels, esclaves ou indésirables. La tradition coréenne à évolué de manière assez similaire. En conséquence, se faire tatouer en Corée est très mal vu.

Moon So-Yee, un coréen qui réside Londres etait choqué de constater que : « beaucoup de personnes ici portent des tatouages comme des vêtements. Je me demandais : etaient t’ils tous des gangsters ? En Corée, si quelqu’un porte des tatouages, c’est probablement un criminel. »

Parmi les criminels tatoués coréens, la pratique est un rite de loyauté. Une foi que vous avez été marqué par le tatouage d’un gang, vous ne le quitterez jamais, du moins, en théorie.

Pourtant, aujourd’hui, cette forme de tatouage ne semble plus avoir cours en Corée. Binool, un tatoueur qui travail dans le quartier de l’Université de Hongik affirme que la plupart de ces clients sont des « gens normaux » qui ont en général la vingtaine. « Il y a beaucoup d’artistes comme des musiciens, des danceurs, des acteurs et des peintres parmi mes clients », dit-il, « mais aussi des étudiants, des employés de bureau, et même des mères de famille ».

La principale différence est l’emplacement. Les étrangers ont tendance à préférer des tatouages bien visibles alors que les coréens les placent en général sur l’épaule, le dos, ou la cuisse, des zones faciles a dissimuler sous les vêtements.

A propos de dissimulation, il faut des heures pour dénicher l’entrée discrète de Sun Tattoo, en bas d’étroit escaliers dans une rue anonyme. Au dehors, des enfants jouent au football sans savoir qu’un laboratoire secret se cache sous leurs pieds.

Techniquement, le tatouage est légal en Corée, mais les tatoueurs sont souvent arrêtés et condamnés pour exercice illégal de la médecine. « je suis resté en prison durant 10 jours » confesse Gun-woon, un tatoueur coréen dans un article du magazine bilingue DDD. « Ils m’ont arrêtés, mais n’ont pu trouver aucune preuve. Ils ont pris les numéros de téléphone de mes clients et les ont appelés, mais n’en ont trouvé aucun pour m’accuser. Ils m’ont alors inculpé pour avoir pratiqué la médecine illégalement, car mes aiguilles perforent la peau. »

Evidemment, ce verdict choque Binool. « Ils voulaient faire un exemple, mais si nous suivons la loi telle qu’elle a été appliqué ici, il devient même illégal de soigner le genou de son fils à la maison lorsqu’il est tombé ». Bien sûr, personne n’a jamais été envoyé devant les tribunaux pour cela, mais il reste qu’il est illégal de pratiquer n’importe quelle forme de médecine sur une autre personne en Corée.

La Corée ne possède aucune législation réglementant le tatouage. Les standards d’hygiène sont donc définit par des accords entre les artistes. « Comme il n’existe aucune institution donnant des leçons pour devenir tatoueur en Corée » raconte Binool « j’ai voyagé dans tout le pays pour rencontrer le plus possible d’artistes du tatouage. » Malheureusement, il n’y a aucune garantie d’obtenir un tatouage de qualité, à moins de connaître l’artiste…

« ne vous faites jamais tatouer à Hongdae », prévient Drew, un américain qui à vécu en Corée une bonne partie de sa vie. Il dévoile son plus embarrassant tatouage : une illustration d’un homme agrippant un buffle. Ce n’est pas tant le sujet que ce qu’il y a autour de lui qui importe : le cercle autour du tatouage est irrégulier. Il se l’est fait tatouer dans l’arrière boutique d’un magasin de piercing. « j’ai dis au tatoueur que j’avais un train à prendre dans deux heures, cela fut probablement mon erreur ».

Le problème de l’hygiène se pose aussi. « la salle (de Sun Tatoo), a fait fuir certaines personnes » d’après Paul, Un métis punk guitariste dans un groupe nommé Suck Stuff, « mais je ne vois pas pourquoi, ce n’est pas la salle qui entre dans votre bras ».

L’alternative aux salles de tatouages est l’une des nombreuses cliniques de chirurgie esthétique coréenne dans lesquelles exercent des médecins certifiés. La chirurgie esthétique est très populaire en Corée du Sud, de l’effacement des taches sur la peau, à la fameuse chirurgie des paupières, jusqu’au maquillage permanent. Les chirurgiens esthétique sont accrédites pour la réalisation de tatouages, cependant, ils ne sont pas habitués à faire plus que des contours de l’œil ou autres maquillages tatoués à l’aspect naturel. Ils n’ont rien a voir avec les artistes underground du tatouage. « C’est du maquillage, pas du tatouage ! » s’insurge Binool « je n’ai jamais considéré cela comme une sorte de tatouage ».

Sun Tatoo évolue pour se mettre en conformité avec les normes d’hygiène. Les équipements sont maintenant tous stérilisés. Le portfolio de l’officine présente les tatouages de presque toute la scène punk coréenne et c’est de plus le tatoueur officiel du site punk skunxs.com.

Les tatouages sont populaires au sein de la scène punk coréenne. Mais cela implique que la plupart d’entre eux ne pourront trouver ensuite un travail décent s’ils veulent se reconvertir. Alors, pourquoi se faire des tatouages ?

« Parce que les autres le font » dit un punk.
« J’etais curieux » avoue un autre.
« Je pensais juste que ce serait cool » ajoute un troisième.

Des raisons étonnamment légères, surtout en proportion des difficultés auxquels ils s’exposent en se faisant tatouer. Alors, pourquoi se font-ils marquer ?
Les punks coréens disent que cela leur donne un sentiment d’achèvement, que cela leur donne le sentiment d’être « spécial ».

Mais il y a encore une raison, peut être plus forte que les autres pour se faire des tatouages en Corée. Chaque homme coréen a le devoir de servir durant deux années avant d’avoir trente ans. Jusqu’à récemment, l’armée refusait les personnes tatouées sur plus des deux tiers de leur corps. Sans autres échappatoires, certains ont choisi le tatouage.

D’après Binool, « Beaucoup de personnes se sont servis de cette loi autrefois, mais aujourd’hui, vous ne pouvez plus être exempté en raison d’un nombre de tatouages trop important ». D’après un article de CBS News en 2003, près de 170 personnes ont été arrêtées pour avoir tenté de se soustraire au service militaire avec des tatouages. Un crime passible de trois ans d’emprisonnement. Ces jeunes hommes en disgrâce on été exposés dans les médias, cheveux rasés, tête baissés et t-shirts relevés dévoilant des tatouages de dragons poissons ou de roses.

Naturellement, l’effacement des tatouages est aussi une activité très lucrative, et Binool avoue qu’il profite aussi de ce marché. « beaucoup de personnes se sont fait des tatouages, juste pas curiosité durant leur fougueuse jeunesse » dit-il. « Cela représente par la suite un gros handicap dans leur vie quotidienne, ils ne peuvent aller dans les bains publics, ou la piscine, ou bien faire de la gymnastique ».

Binool raconte qu’un père de famille etait venu le voir pour faire recouvrir son tatouage. Il n’avait jamais été torse nu devant son fils, car il avait honte de son vieux tatouage. « Lorsque je l’ai effacé, il a crié de joie », se rappelle t’il. « Lorsque je vois des gens repartir chez eux, leurs tatouages effacés, lorsque je les vois nouveau fiers d’eux même, je me sent fier de ce que je fait. Je pense que ce que je fait peut changer leur vie. C’est pour cela qu’ils se font des tatouages. C’est pour changer leur vie ».

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