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Un tatouage (ou tatoo) est un dessin à l’encre ou quelque autre pigment, habituellement décoratif ou symbolique, indélébile, sous la peau. C’est un type de modification corporelle.

Différentes caractéristiques du tatouage : le choix du dessin

S’il ne sera pas possible ici de répertorier tous les éléments qui permettraient de comprendre la signification du tatouage dans les sociétés modernes, les deux exemples choisis montrent deux des points forts du tatouage, l’un que tous les tatoués partagent et le second, le choix subjectif, qui différencie tous les tatoués dans leur expérience de la marque corporelle volontaire.
Tout d’abord il y a l’appréciation esthétique du tatouage, si l’individu qui va se faire tatouer n’est pas convaincu de la beauté portée par le tatouage il lui sera sans doute difficile de sauter le pas. Pur beaucoup le tatouage est un art et le corps est un support qui permet de porter son œuvre sur soi et de la montrer à tous facilement, c’est un art accessible. Certains ont la prétention de faire de leur corps une œuvre d’art ce qui est relativement juste lorsque l’on est persuadé au départ de la beauté de la marque tégumentaire. Quelques individus sont tellement éblouis par une fresque, un symbole ou un dessin ou même par le style d’un tatoueur qu’ils se lanceront facilement dans l’aventure du tatouage. Parfois il est possible d’amener chez son tatoueur un modèle que l’on aura soi-même dessiner. Ensuite, le tatoueur donne des précisions quant à des modifications éventuelles de taille ou d’emplacement et ainsi le client aura un tatouage non seulement unique mais aussi personnel. Les marques corporelles permettent de se distinguer, de devenir une œuvre vivante et donc d’attirer à soi autrui. La fierté de posséder un tatouage d’exception équivaut à celui de posséder une œuvre d’art unique couplé au fait de se rendre unique.
On constate que pour certain, souvent les femmes, le tatouage fait aussi office d’ornement comme un maquillage permanent. Considéré comme plus beau qu’un bijou il ne s’altère que peu et peut être ravivé au bout de quelques années si l’encre perd de son éclat à cause du renouvellement de la peau. Pour les adeptes c’est une mise en valeur durable et un investissement de longue durée. L’engouement actuel pour le tatouage de mise en valeur esthétique du corps a transformé les motifs qui sont le plus pratiqués. Aujourd’hui les tatouages scripturaux tombent dans la « ringardise » (Le Breton ; 2002)et on ne se fait plus tatouer « maman pour toujours » puisque le tatouage marque de plus en plus l’indépendance et l’appartenance de son corps à soi-même. Evidemment tous les styles de tatouages ne font pas l’unanimité chez les jeunes gens qui sont eux même tatoués. On trouve en effet beaucoup de tatoueurs spécialisés dans une série de style comme le biomécanique (pour voir les différents styles et leur description voir annexes), le floral japonais, le réaliste, le Maori…
Evidemment on trouve toujours de l’indéterminé et des demandes spéciales. Le tatouage est un élément à l’adresse des autres qui pourtant comporte un caractère intime certain ne serait-ce que la raison de se faire tatouer puis ensuite le motif du tatouage et ce qu’il signifie pour celui qui l’arbore. Les tatouages tribaux sont aujourd’hui les plus courants car ils ne sont pas figuratifs et que ceux qui les portent leur inventent facilement une signification personnelle. Le choix du motif répond aussi souvent à un coup de cœur pour un motif donné sans que la signification importe réellement, ce sens l’individu lui donnera plus tard. On peut y voir une quête spirituelle des jeunes qui voient dans ces motifs primitifs un retour à la nature, à des origines exotiques et les tatoués s’imaginent toute une mythologie autour du motif qu’ils ont choisi. Ainsi le même symbole Maori pourra signifier la force ou la chance selon que celui qui le porte (s’il ne connaît pas la signification réelle) l’imagine ainsi.
Le tatouage est un élément important de la vie du tatoué dés lors que la marque a été faite. C’est aussi un bon moyen de communiquer sur soi même et sur le choix du tatouage. En racontant le pourquoi de l’acte de se marquer le corps on parle en même temps de soi. Parfois aussi le choix du motiF est déterminé par l‘endroit ou on veut avoir un tatouage, c’est une nouvelle fois l’esthétisme qui prime. Et une autre situation existe, celle du client qui veut un tatouage, il ne sait ni ou ni quoi mais il faut qu’il en ait un. C’est soit un effet de mode soit une volonté de marquer son corps peu importe le sens qui viendra là aussi plus tard.
Parfois le choix est déterminé culturellement par un artiste admiré, un groupe de rock, le style de musique écouté ou encore le fait que telle personnalité possède ce tatouage. Il existe un effet de mode par cycle comme pour les vêtements selon que telle musique, style graphique ou culture est à la mode.
Lorsque le symbolisme est choisi avant que le tatouage soit effectué il peut toucher la façon dont la personne voit la vie, sa famille, certains se faisant tatouer les initiales ou même les visages de personnes aimées, perdus ou non ou encore ses valeurs. Le Breton (« Signes d’identité (…) 2002) prend le cas d’un étudiant de vingt ans qui revendique ses opinions par ses tatouages « Le groupe sanguin j’avais dit que je le ferais alors je l’ai fait. J’avais lu dans un bouquin que les SS étaient tatoués au bras gauche, enfin, leur groupe sanguin. Comme j’ai du sang allemand, c’était pour moi, inconsciemment, une manière de rendre hommage aux soldats allemands de la Seconde Guerre mondiale qui sont trop souvent déconsidérés. Je ne sais pas. On les critique, mais on oublie trop souvent que le métier d’un soldat, c’est de tuer des gens. Et le fait d’avoir perdu n’a pas joué en leur faveur. ( Cédric, étudiant, 20 ans) ». Ce type de motivation, rendre ses valeurs visibles est aussi une caractéristique de la ré appropriation du corps, d’une certaine façon on assisterait à un bricolage identitaire qui se jouerait à même la peau. Les symbolismes du tatouage sont aussi parfois très élémentaires ou naïfs : « Le papillon correspond à mes envies de liberté et à l’image associée au papillon de nuit car j’aime bien sortir la nuit » (23 ans étudiante), « C’est un mantra tibétain, tu le trouves dans les prières et tout ça. C’est ce qui te mène à l’éveil, c’est lié au bouddha. En fait c’est la sagesse. Ca veut dire plein de choses mais tu peux le condenser comme ça. » (Céline, 20 ans étudiante). On voit que les explications sont aussi souvent approximatives car ce n’est pas le vrai sens du symbole qui compte c’est celui que lui donne le propriétaire du tatouage. On entre alors dans une dimension affective de l’inscription corporelle. Si on compare les motifs choisis par les hommes et les femmes, le travail sur les femmes étant plus souvent lié à une érotisation du corps ou du moins à le rendre plus beau, les dessins sont souvent plus fins, discrets ou représentent des fleurs, des papillons ou encore des symboles astrologiques. A l’inverse les hommes optent pour des tatouages plus agressifs, on retrouve tout de même encore le besoin d’affiner sa virilité, et les tracés sont moins fins. Les motifs sont aussi plus exposés que ceux des femmes. Seul le tribal peut rester un motif d’égale utilisation chez hommes et femmes parce que les signes sont non figuratifs et très variés (on peut même en inventer en restant dans le « style » tribal.
Dans le type de tatouages très personnels, il y a ceux qui impliquent une personne de la vie du client. La passion amoureuse est encore marquée par le tatouage de nos jours comme symbole d’union inaltérable. Parfois des visages sont demandés aux tatoueurs dont le style est réaliste et qui sont spécialisés dans les portraits. On appelle ce genre la photo réalisme. On l’a vu les tatouages les plus prisés sont les tribaux qui n’ont pas de signification précise et restent très esthétiques. Autres styles la biomécanique qui « figure une technicisation métaphorique du corps » selon l’expression de Le Breton. Le style serait né de l’influence du créateur d’ « Alien », Giger (cf. annexe). Les origines d’un tatouage peuvent provenir d’un souvenir d’enfance ou encore de la disparition d’un proche. On remarque aussi nombre de tatouages qui visent à fêter un événement particulier, le baccalauréat, un premier emploi, un concours ou un mariage…Souvent le tatoueur est un élément important du choix du motif par exemple ce jeune tatoueur, Vincent se dit « interlocuteur » plutôt qu’exécutant des désirs de ses clients. Il décourage ceux qui veulent des motifs très banals, dauphin ou autre palmier… Des jeunes, entre 15 et 25 ans subissent l’effet de mode et Vincent les entraîne vers plus d’authenticité, afin de ne pas choisir à la légère. Certains tatouages se font pendant les conventions qui sont des sortes de « salons du tatouage » ou tatoués et tatoueurs du monde entier se mélangent pour parler, échanger des techniques ou exhiber un tatouage. Pendant ces conventions les tatoueurs travaillent sur des stands et il est possible de choisir de laisser le tatoueur faire ce dont il a envie avec la surface de peau donnée. Ainsi parfois c’est du désir de porter le travail d’un tatoueur que peut se concrétiser l’envie d’un nouveau tatouage.
L’histoire des tatouages et de leur arrivée en Europe montre bien qu’il a fallu du temps pour que la société ne marginalise plus les personnes tatouées et que la signification de la marque corporelle a fortement évoluée, on ne se tatoue plus du tout pour les mêmes raisons et cette pratique s’est ouverte à toutes les classes sociales sans distinction d’âge ou de sexe. Le tatouage paraît alors être une nouvelle source de sens, de la construction de l’identité de chacun dans une société qui encadre de moins en moins les individus. Si chaque individu aujourd’hui doit se construire par lui-même alors le tatouage par son fort potentiel symbolique est un excellent moyen de se forger une personnalité unique. Mais s’il permet l’identité, peut-on dire que l’insertion du tatouage dans notre société rassemble les individus ou au contraire les éloigne les uns des autres ?
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