Tatoueur Paris, Niko specialiste du tatouage à Paris tattoo tous style de dessin tatouage


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Les questions liées aux tatouages sont assez fréquentes de la part des nouveaux ou futurs tatoués.
Vous trouverez ici quelques réponses à ces sujets existentiels….

Les tatouages actuels

De nos jours l’art du tatouage fait partie intégrante du paysage culturel de nombreuses civilisations passant d’un continent à l’autre des siècles passés à nos jours. On cite environ 5 à 10% de fréquence, cependant ce chiffre varie selon le milieu ou l’institution considérée, concernant surtout les sujets mâles. Plus rare chez les femmes il ne peut être observé systématiquement, et se trouve réduit à quelques graffiti, des scarifications ou des brûlures.
L’âge du premier tatouage est toujours celui de l’adolescence (entre 15 et 20 ans), y compris chez les peuples primitifs où il s’intègre aux rites initiatiques. Le sujet gardera une empreinte de ses incertitudes adolescentes qu’il pourra ensuite compléter avec un tatoueur professionnel.
« Bêtise de jeunesse » mais aussi marque d’un passage, placé sous le signe de la rencontre et du transit. En effet même solitaire, le tatouage sera souvent le fruit d’une rencontre avec un groupe ou un milieu au sein duquel se tatouer prendra valeur d’affirmation de soi, d’adhésion, d’intégration. Parmi ces milieux clos et mono sexués, où l’identité se dilue dans l’uniformité du groupe, citons la prison, l’armée, le navire, mais aussi la bande, le foyer ré éducatif, ou tel ou tel centre. L’oisiveté, l’ennui, l’ambiance délictogène, mais aussi l’alcool et la drogue seront autant de facteurs incitatifs, de même que l’imitation propre aux adolescent. Passage enfin, où la marque officialise le passage pubertaire où sa ritualisation sociale, entrée dans l’armée, en prison, dans la bande… Immatriculation signe d’appartenance ou de reconnaissance, le tatouage affirme une nouvelle identité. Une fois sur deux le sujet se tatouera lui même, sur le membre supérieur gauche pour le droitier, l’usage du miroir où se reflète son double, se traduira par des dessins inversés. L’autre sera souvent le copain parfois plus âgé le tatoueur lui même tatoué sera l’initiateur prosélyte occasionnel ou habituel. Le recours à un tatoueur professionnel est rare chez l’adolescent. Le principe du tatouage est simple : il consiste à introduire, dans le derme, une matière colorée qui s’y fixera de façon quasi-indélébile.
L’outil habituel est l’aiguille ou le faisceau d’aiguilles, mais ce peut être aussi une lame de rasoir, une épingle, un couteau. Les professionnels ont recours à un appareil électrique dont le stylet grave et injecte à la fois. L’encre sera le colorant de base, mais tout produit coloré non soluble fera l’affaire : suie, noir de fumée, poudre, bleu de blanchisseur. Le colorant déposé au lieu de l’incision est fixé par la cicatrisation, le dessin apparaissant quand régresse l’inflammation. Si l’acte reste peu douloureux, il n’en est pas moins un brevet de courage et de virilité au sein du groupe, ce qui connote sa valeur d’initiation.

SIGNIFICATION DES TATOUAGES

Le tatouage n’est pas toujours là pour être vu: certains sont exhibés, d’autres n’apparaissent qu’au regard initié (point ou oeil de biche). D’autres lieux restent vierges : le visage souvent, le sexe, la région anale parfois sur des régions peu communes : les gencives. Le nombre de tatouages dont peut se revêtir un sujet est fort variable allant de quelques graffitis sur le membre supérieur (cas le plus fréquent chez les adolescents) au recouvrement quasi total de l’espace cutané par des dessins plus élaborés. L’iconographie a peu d’importance car ce n’est pas tant le tatouage que le fait d’être tatoué qui est significatif. Les termes choisis, réduits, se répètent de l’un à l’autre. Stéréotypes vidés de leur sens. Une simple lecture de ce catalogue de signes n’appelle que des réponses conventionnelles. Des « rien à dire », le sens est ailleurs, au delà de ce code et à ce titre Je tatouage détournant le regard représente un leurre pour soi et autrui.
Points et traits :
Ils s’organisent selon un code pouvant servir de support à un système de communication, qui pauvre et incomplet, ne pourra prétendre à un statut linguistique. Plus que signaler une identité, ils confèrent aux yeux de 1′ autre une pseudo identité rassurante. Leur dénotation est surtout antisociale.

Les dessins :
Ils sont innombrables mais se regroupent en grand thèmes :
cœurs et initiales immortalisent un souvenir, jouent un rôle contradepréssif;
la pensée, très fréquente, sera toujours dédiée à une femme, la mère surtout.

D’autres :
croix, animaux, poignards affirmeront la haine, la violence, la vengeance ou le malheur.
D’autres : dés, fer à cheval, trèfle serviront de porte bonheur.
Les thèmes érotiques propres à l’adulte représentent une femme réduite à un objet partiel (cuisses écartées, vulve, seins). Ils dénotent l’ambivalence des tatoués pour qui la femme sera soit femelle et trou, soit bonne mère idéalisée et imaginaire. Les phallus par contre y seront glorifiés.

Les inscriptions :
Elles sont proclamatrices, épitaphes tatouées dans une forme lapidaire. Initiales et prénoms marquent la propriété et « réapproprient » dans la peau l’objet perdu. Les maximes anti-sociales « marche ou crève », « ni Dieu, ni Maître » affirment sur ce mode duel les sentiments de haine et d’abandon.
Le tatouage fait sans doute partie de l’histoire de l’humanité. A l’origine l’homme préhistorique se peignait le corps dans le but d’obtenir un camouflage lui permettant des ruses de guerre ou de chasse. Puis il se tatoue pour s’affirmer en tant qu’homme, différent des animaux qu’il arrivait à dominer, et en tant qu’adulte viril et courageux.

Le tatouage devint dans de nombreux pays un rite initiatique de passage de l’enfance à l’âge adulte, une sorte de mise à l’épreuve. Il devint, également un signe sacré, magique chargé de protéger ou de guérir. Signe de reconnaissance dans les tribus nomades, le tatouage est aussi un élément décoratif. Véritable habit du primitif, il précise les rôles sociaux du garçon et de la fille. Signe de virilité, de force et de courage chez le garçon, il est considéré comme un ornement, valorisant la beauté et la féminité chez la fille. Ce mode d’expression se retrouve sous toutes les latitudes, de Polynésie au Japon, d’Afrique en Europe. Mais la marque corporelle de tout temps a un caractère plus ou moins ambivalent, caractère encore plus évident à notre époque « civilisée ». Toute l’histoire confirme cette ambivalence. Marque sociale rejetée car infamante, le tatouage est vécu comme une blessure humiliante : la peau est griffée, balafrée, estampillée. Elle peut être aussi ressentie comme valorisante, le tatouage est alors une décoration de prestige : la peau est blasonnée, calligraphiée, investie de pouvoir.
Le tatouage correspond à la transgression d’un interdit religieux, culturel et social. Interdit religieux dans les trois religions monothéistes, interdit culturel et social, car si dans certaines sociétés tribales le tatouage est rituel, institutionnel et nécessaire, dans les sociétés modernes le tatouage reste pour beaucoup le fait de marginaux qui affichent leur refus du système. D est le signe d’une appartenance à une personne où à un groupe social, le fait d’adolescents rebelles voulant jouer les durs et qui passent pour des sauvages.

Le tatouage n’est donc pas un simple dessin mais un langage codé d’une grande valeur symbolique pour son détenteur. Il s’instaure le plus souvent à l’adolescence et correspond à des concepts essentiels comme la liberté et la sexualité, très prégnants à cette période clé de l’individu. C’est aussi une forme de pré écriture et une forme d’art.

TATOUAGES ET RELIGIONS

Bon nombre de religions interdisent ou déconseillent le tatouage ou la scarification; il est cependant courant de constater la fréquence des transgressions de cet interdit et parfois il existe des tatouages à motif, purement et simplement religieux.

La religion Chrétienne : Le christianisme n’a jamais eu de position très nette vis à vis du tatouage, un premier concile en 787 sous le pape ADRIEN 1er interdit les tatouages d’inspiration païenne. Ce concile a été par la suite annulé par celui de NICEE. Cette prise de position peu nette est explicable par l’existence irréfutable de tatouages religieux chez les premiers Chrétiens: signe du poisson, agneau ou ancre sur le bras. Les croisades furent une période faste pour les tatouages religieux. Il était en effet chose habituelle de partir avec une croix tatouée afin d’être en cas de malheur être enseveli en bon Chrétien sur le territoire Musulman. Au moyen âge, les pèlerinages à Jérusalem étaient l’occasion de tatouages religieux et ceci malgré l’avis défavorable de l’Eglise Catholique. Les Chrétiens orthodoxes. Arméniens, les Chrétiens Coptes Egyptiens ont volontiers une croix tatouée à la face interne du poignet droit. Chez les Chrétiens de la Bosnie-Herzégovine les jeunes filles furent tatouées à la puberté sur le thorax et les mains pour éviter leur conception ultérieure à l’Islam et ce jusqu’à la fin du XIX ème siècle.

Le Judaïsme : La religion hébraïque a une position plus ferme vis à vis du tatouage. Le LEVITIQUE (Deutéronome 14.1 ; Lévitique chap.19 verset 28; 21; 5) précise : « Et pleurant sur un mort, vous ne ferrez pas d’incision sur votre chair et vous n’écrirez pas de signes sur vous ». II n’y a donc aucune ambiguïté. Cette règle est d’autant mieux respectée que la loi Judaïque n’autorise pas l’ensevelissement dans un cimetière Juif d’un coreligionnaire tatoué. Cette règle antitatouage n’a pas été toujours suivie scrupuleusement car à la période de la fuite en Egypte nombre de Juifs se tatouèrent le front et ce malgré la puissance des interdits.
L’Islam : L’islam proscrit le tatouage. « Le tatouage est une marque satanique, cause de malédictions, les ablutions rituelles n’ont aucun effet sur la peau tatouée ».
Selon Le Coran : « Je les éloignerai du droit chemin, je les pousserai à aimer la vie et ses séductions, je leurs ordonnerai de perforer les oreilles des animaux et je leurs ordonnerai de changer la création de Dieu. Celui qui suivra ces conseils de Satan et laissera ceux du bon Dieu sera passible d’une grande perte ». Sourat El Nissa verset 119.
L’explication du terme « changer la création du Dieu » signifie le tatouage d’après El Hassane Ben Abi El Hassen El Basri est cela dans le Tafsir d’Ibnou Katir (Tome2 page 247). Le mot tatouage ne se retrouve clairement énoncer que dans les Hadiths du prophète qu’on doit suivre à la lettre d’après Saurât El Hachr versé 7 « Ce que vous rapporte le prophète prenez le et prenez garde aussi à ses interdits ».
Selon Sahih El Boukhari :
D’après Mohamed Ben Youcef, d’après SOFIANE, d’après MENSOUR, d’après Ibrahim, d’après Aïkama, Abdou Allah à dit : « Dieu a maudit celles qui se tatouent, celles qui tatouent, celles qui s ‘épilent le visage, celles qui liment leurs dents pour les séparer afin de paraître belle, celles qui procèdent dans le but de changer la création de Dieu ». Tome 4 référence 4604-4605
Ibnou Abi Chaiba à dit, d’après Younes Ben Mohamed, d’après Folaih, d’après Zaid Ben Asiem, d’après Ataou Ben Yasser, d’après Ibn Horaira que DIEU le bénisse, le prophète à dit : « Allah a maudit celles qui relient leurs cheveux à d’autre, celles qui demandent à ce que l’on leurs fassent, celles qui se tatouent et celles qui tatouent ». Tome 5 référence 5519.
Mohamed Ben Mokatil a dit : d’après Abdou Allah, d’après Obaido Allah, d’après Nafîh, d’après Ibno Omar qu’ils soient bénis de Dieu le prophète a dit : »Dieu a maudit celles qui relient leurs cheveux à d’autres, celles qui se le font faire, celles qui se tatouent, celles qui tatouent ». Tome 5 référence 5593
D’après Soulaimane Ben Harb, Chaaba Bnou Aoun Ben Abi Djahfa a dit : « J’ai vu dire par mon père que le prophète a interdit l’argent du sang, l’argent de l’achat ou vente du chien, celui qui se nourrit du Riba et qui nourrissent avec, le tatoué et le tatoueur ». tome 4 référence 5601