Tatoueur Paris, Niko specialiste du tatouage à Paris tattoo tous style de dessin tatouage


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Les questions liées aux tatouages sont assez fréquentes de la part des nouveaux ou futurs tatoués. Vous trouverez ici quelques réponses à ces sujets existentiels….

D’après Zohair Bno Harb, d’après Djorair, d’après Amar, d’après Abi Zara, Abi Horaira a dit : « Une femme qui tatoue a été présenté à Omar, il s’est levé en disant : Je vous supplie au nom de Dieu de me dire qui a entendu les dires du prophète sur le tatouage ? Abou Horeira a dit : je me suis levé et dit : Oh roi des croyants moi j’ai entendu. Il a dit : tu as entendu quoi ? j’ai dit : j’ai entendu le prophète dire : ne vous tatouer pas et ne tatouer point ». Tome 5 référence 5602.

D’après Moussadad, d’après Yahia Ben Said, d’après Obaid Allah, d’après Nafaa, d’après Ibnou Omar, le prophète a dit : « Maudit celle qui relie ses cheveux a d’autres, celle qui se tatoue et celle qui tatoue ». Tome 5 référence 5603.
D’après Mohamed Ben Mouthana, d’après Abdou Rahmane, d’après Sofîàne, d’après Mensour, d’après Ibrahim, d’après Aïkama, d’après Abdou Allah que dieu le bénisse : « Le bon dieu a maudit celles qui se tatouent et celles qui tatouent, celles qui s’épilent le visage, celles qui liment leurs dents et les séparent afin de paraître belle, celles qui veulent changer la création de dieu. Comment ne maudirai-je pas celle que le prophète a maudit et cela se trouve dans le Coran ? ». Tome 5 référence 5604

Malgré ces injonctions, le tatouage est toujours présent dans les populations converties à l’Islam: Berbères, Bédouins, Nubiens. Ces tatouages pré-existaient à la période de conversion, ils représentaient volontiers une croix frontale sensée favoriser l’action des puissances bénéfiques, des palmiers sur le front des femmes berbères invoquaient la déesse mère du Nit. Actuellement le tatouage rituel existe toujours, il est courant dans tout le Maghreb, le Yémen et chez les nomades du désert; il s’est adapté à l’interdiction coranique de ne pas représenter l’image de l’homme.

Il figure des palmes, des chevrons, pectines, des lignes, des points des tortues siégeant habituellement sur le front; le menton, les joues, les avant bras et le dos des mains.
Les autres religions : Dans l’hindouisme, le signe de CIVA sur le front est parfois tatoué chez certains dévots. C’est le seul tatouage religieux connu dans cette religion sans position officielle vis à vis du tatouage.
Dans le bouddhisme, les Siamois et les Birmans se tatouent sur les omoplates ou le poignet un BOUDDHA en méditation pour invoquer la chance. Il reste indéniable que la réprobation des principales religions ont empêché l’essor immodéré du tatouage et l’ont toujours confiné dans son aspect de sous culture.

 

Psychologie et psychopathologie du tatoué

La motivation profonde du tatouage n’est réellement comme que du tatoué .Le tatouage reste de toute évidence un processus secret, un cheminement psychologique parfois long dont le tatoué lui-même n’a pas toujours entièrement conscience. Le tatouage traduit bien la valeur auto-agressive de ce passage à l’acte. Le corps sera la victime de cette mutilation qui rappelle les pratiques de chirurgie rituelle, qui chez les peuples primitifs lors de l’initiation, font entrer dans la culture ce qui est de l’ordre de la nature (circoncision, excision, sub incision). C’est dans la peau que se grave le tatouage ainsi placé entre le dedans et le dehors; peau tout à la fois, enveloppe du corps et du moi, frontière entre intérieur et extérieur et lieu d’échanges privilégiés.

« Mal dans sa peau » le sujet va se modeler son image du corps en manipulant ainsi son espace cutané.
Par cette action autoplastique, la peau est l’objet d’un réinvestissement libidinal important; elle accueille l’aiguille avec douleur et plaisir. Il y a dans l’acte de se tatouer la nécessité de venir matérialiser la barrière symbolique que joue la peau. Par cette « prothèse cutanée » le tatoué tente de réparer un « moi-peau » raté ou défaillant. Cet artifice redoublant la membrane cutanée, renforcera sa valeur protectrice (fonction prophylactique), garantira l’intégrité du self. En écrivant ses limites, donnera l’illusion d’un soi agrandi et embelli: « être craint », plus « Viril ». Cette opération transitoire chez l’adolescent en mouvance devra se répéter, toujours nécessaire chez les tatoués « chroniques » malade du soi. Un tel repli libidinal sur le corps renforcera l’estime de soi mais cet apport narcissique appauvrira d’autant le sens du geste dans la relation d’autrui. Se tatouer est donc un passage à l’acte, lequel procure une décharge tensionnelle, tout comme l’acte de boire chez l’alcoolique, la fugue, le délit ou la tentative de suicide.

Ceci rend compte, de la parenté des tatoués avec les psychopathes et de la fréquence chez eux d’agir vite (Ivresses, délits); de la pauvreté d’expression verbale, car le geste remplace la parole et en tient lieu, cette esquive de l’élaboration mentale, des conflits étant très économiques pour le moi, de l’impossibilité qu’a le tatoué d’expliciter ses motivations profondes. Il faut signaler que le recours au tatouage se fait chaque fois que l’identité personnelle est menacée, surtout à l’adolescence, où la crise identification bouleverse le soi, qui se restructure dans la mouvance propre à cette période. Aussi lors du passage carcéral, dans l’armée, la marine et tous les lieux où derrière le droguet et l’uniforme, la discipline et l’humiliation, s’estompe le JE. L’individu va peut-être perdre son nom mais se retrouvera membre du groupe et tatoué.

L’hôpital psychiatrique par contre n’est pas un lieu de tatouage, surtout parce que la parole, les échanges relationnels et les symptômes offrent un autre mode d’expression. Ecriture ou peinture, le tatouage émet toujours, un message. Il est un moyen de communication. Quelque soit sa connotation, revendicatrice, provocatrice, conjuration, sentimentale, érotique ou tout simplement décorative, le tatouage est bien un langage collé au corps, plus significatif qu’un simple badge que l’on peut changer. Il délivre un message codé dont la gravité est son caractère définitif. Il peut alors devenir une charge.

 

HISTOLOGIE DU TATOUAGE

L’injection du colorant réalisée, au cours d’un tatouage déclenche une réaction à corps étranger. La profondeur d’insertion du pigment est très variable selon la technique utilisée. Les tatouages pratiqués par les amateurs sont souvent très profonds et il n’est pas rare à l’occasion du détatouage d’ôter des pigments fixés sur la graisse hypodermique voire même sur des parties nobles comme les tendons. Les pigments par nature insolubles se concentrent autour des vaisseaux sanguins, ils siègent essentiellement dans les espaces inter-cellulaires. Ils se localisent surtout dans le derme papillaire. Quelques heures après la réalisation d’un tatouage une réaction de défense immunitaire dirigée par les macrophages (réaction inflammatoire) aboutit à une éviction partielle du colorant par les voies lymphatiques. Ces vaisseaux lymphatiques se drainent eux mêmes dans les relais ganglionnaires ce qui explique la pigmentation fréquente des ganglions satellites. Un tiers du colorant injecté est détruit par ce mécanisme de défense en 7 à 15 jours.
Certains colorants plus instable

s chimiquement peuvent entraîner de surcroît des réactions locales soit de type allergique caractérisées par un infiltrat inflammatoire à mononucléaires (monocytes, histiocytes éosinophiles) et pigmentation de macrophage, associée à une spongiose de l’épiderme, soit de type granulomateux prenant un aspect sarcoïdien ou tuberculoïde. D’autres colorants peuvent générer des infiltrats lichéniens, ou lymphoïdes. Une réaction inflammatoire passée, les pigments élisent de manière stable, certains d’entre eux cependant peuvent-être à l’origine de photoréaction lors d’une exposition solaire.

 

LES COMPLICATIONS DU TATOUAGE

Le tatouage peut être à l’origine de deux sortes d’accidents :
Le fait de créer une effraction cutanée entraîne toujours le risque d’inoculer des virus ou des germes pathogènes. L’injection de substances colorantes dans l’épiderme et le derme expose au risque de réactions toxiques ou allergiques.
Les complications infectieuses. Ce sont les plus fréquentes :
La syphilis en 1853 a été rapportée par l’inoculation à la suite d’un tatouage. Le tatoueur était syphilitique et c’est en mouillant l’aiguille avec sa salive qu’il a contaminé sa clientèle.
Des tuberculoses cutanées ont été décrites sur des régions tatouées.
Des cas de lèpre tuberculoïde ont été rapportés à la suite de tatouage.
Les hépatites virales de type B ont été rapportée dés 1950, plusieurs ont été mortelles, actuellement le risque majeur étant le SIDA bien qu’à ce jour il n’y a pas eu de cas publié.
D’autres infections peuvent compliquer des tatouages, impétigo, ecthyma, érésipèle, avec parfois septicémie et gangrène nécessitant des amputations avec parfois des décès.
Actuellement les tatoueurs professionnels stérilisent leur matériel et refusent des candidats au tatouage qui présentent de gros risques infectieux (diabétiques, arthritiques, porteurs de prothèses valvulaires, patients immunodéprimés).

Les complications allergiques :
II s’agit de réactions, allergiques ou toxiques avec parfois des photo réactions. Des eczémas ont été rapportés après tatouage.
Les autres complications :
II s’agit de dermatoses survenant sur la zone tatouée même si la relation de cause à effet n’est pas prouvée de manière formelle.
Un psoriasis cutané ayant spontanément tendance à se localiser sur les cicatrices (phénomène de KOEBNER) se portera avec prédilection sur les zones tatouées.
Des sarcoïdoses cutanées sur tatouages ont été décrites avec des temps de latence de plusieurs dizaines d’années et parfois des manifestations systémiques.
Par ailleurs, lichen, érythème polymorphe épithélioma baso et spino-cellulaires, voire même mélanomes ont été rapportés sans que la relation tatouage- dermatose soit prouvée.
La complication la plus fréquente, comme dans tout acte chirurgical, ou de détatouage est la réaction cicatricielle allant de la réaction hypertrophique aux chéloïdes monstrueuses, surtout dans la région deltoïdienne siège de prédilection des tatouages.

LE DETATOUAGE

Les motivations du détatouage :
Etymologiquement le « dé » de détatouage n’a pas de sens privatif de « au contraire de », mais signifie plutôt « au lieu de » ce qui prouve bien qu’il aura des séquelles : on change mais on ne restitue pas l’intégrité originelle.
Recherche de réhabilitation ? Rupture avec un passé qu’il veut effacer ? Entrée dans un nouveau mode de vie ?
Les motivations mises en avant sont le plus souvent :
Les difficultés rencontrées à l’embauche.
L’envie de faire disparaître les marques d’une jeunesse plus ou moins mouvementée.
Pour former un couple.
Pour éviter que l’enfant présent ou a venir ne pose des questions gênantes.
Pour ne plus avoir de marques sur la peau.