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de PRESS et MAGAZINE KUSTOM TATTOO PARIS
NIKO
KUSTOM TATTOO RISE OCTOBRE - NOVEMBRE 2008
  
  
KUSTOM TATTOO IN PARIS by Geoffrey Stephenson
Niko is a tattoo artist who works at and also owns Kustom Tattoo in Paris, France. A veteran of tattooing for twelve years, Niko cites symbolism as the main source of inspiration in my artwork. His favorite subjects are the ìmemento mori, which are skulls enriched with various arrangements like roses, wings, and eyes. Niko opened Kustom Tattoo seven years ago and over that short time, the shop has welcomed many talented artists which Niko claims to have boosted the inventive burst of the place. For those not lucky enough to live in Paris, you can also find Niko traveling to various conventions worldwide. Be sure and check out his portfolio that includes powerful, graphic identities using Japanese-style, Old School and even Mexican Cholos quite an impressive array from this Parisian artist.
   
Niko artiste tatoueur du Kustom Tattoo de Paris, dont il est également le proprietaire, depuis 12 ans dans la profession qu'il excerce avec passion. Le symbolisme est une principale source d'inspiration de son "ARTWORK" les sujets qu'il abordent ont pour théme : les" MEMENTO MORIE" cranes agrémentés de roses d'ailes et oeil. Niko à ouvert le Kustom tattoo depuis 7 ans, le shop a reçu en guest de taletueus tatoueurs qui ont boosté et dynamisé le studio.
Pour ceux qui n'ont pas la chance de vivre sur Paris, Niko est souvent en convention de tatouage internationnal pour distiller son encre originale. Dans son book se succede un patchwork de style Japonnais traditionnel et Cholos mexicain fort en couleur et au contraste soutenue. Artiste d'exception, niko est véritablement un Peintre de la peau.
TATOO LIFE MAGAZINE parut en septembre 2007. Rubrique : Flash
Ces flashs sont issus de véritables peintures, travaillées sur papier «éléphant». Le mixte de l'aquarelle et de [acrylique permet d'obtenir différents niveaux de contraste conjugués avec la texture des fonds que j'élabore en lavis, rappelant l'ambiance d'anciennes gravures nécromanciennes, idéal pour illustrer mon travail sur les crânes. C'est une suite logique de ma fascination pour l'univers d'Edgar Poe et de Robert Howard, mélange d'histoire et d'ésotérisme. Le symbolisme est une base fondamentale de ma recherche graphique que ce soit dans le tatouage ou la peinture. Sa pleine influence s'exprime dans ces dessins. Le crâne représentant la forme physique, la structure anatomique, l'oeil sa forme spirituelle. La couleur rouge revient dans ces peintures comme un refrain, fluide vital, vagues, flammes, toiles, coulures. Le rouge, qui à la fois fascine et repousse, est un pigment que j'aime utiliser, tant sur la toile que sur la peau, contrastant avec les couleurs ocre et doré, et soulignant le caractère alchimique de ces oeuvres.
Pour stimuler ma créativib les sujets se doivent d'êtr abordés sans compromis en cristallisant une idée, une personnalité, un message, voire une vision !
Elle se porte comme un gage de vérité, baigné dans un pacte de sang.Cet échange authentique entre ces deux protagonistes lors d'un tattoo est unique et apporte toute sa raison d'être à ma vocation.
  
C'est un beau samedi
aprés-midi que je rencontre Niko, tatoueur depuis treize
ans, propriétaire du studio de tatouage parisien Kustom
Tattoo. Ce tatoueur autodidacte et féru de voyages à travers le monde me confie sa vision du body art actuel.
 

1)
Tu as beaucoup voyagé. As-tu une idée de ce qui
différencie actuellement la France des autres pays au niveau
des modifications corporelles?
Le
Québec a une dizaine d'années d'avance au niveau
du body art et de la culture tatouage, c'est dans leur culture
en fait. Le Japon, les USA, l'Océanie, sont les berceaux
du tatouage, ce qui explique leur avance. Aprés il y a
eu un effet de mode importé.
La
culture franÁaise ne comporte pas le tatouage, ce qui pourrait
expliquer son cÙté arriéré. Mais d'un
autre cÙté, l'Italie est développée
au niveau du tattoo alors qu'il n'est pas présent dans
ses traditions (pareil en Espagne). Il y a une espéce de
"non acceptation" du tatouage sans aucun argument avancé
pour appuyer ce refus. Les FranÁais ont le cul entre deux
chaises. Il n'y a pas de vraie culture rock'n'roll ici, ce qui
ne favorise pas le développement du tattoo, contrairement
aux pays nordiques, à l'Allemagne ou aux …tats-Unis.
La France est plutÙt branchée par l'effet de mode
car c'est à peu prés tout ce qu'elle a.
2)
Actuellement, constates-tu beaucoup d'effets de mode dans les
travaux qu'on te demande d'exécuter ou les dessins signifient-ils
profondément quelque chose pour la personne?
Une
vulgarisation du tattoo a été faite, mais Áa
n'a pas vraiment fait progresser le tatouage en général.
Le tribal revient toujours en fond, les gens ont des idées
trés basiques. Aprés, tout dépend du travail
que développe le tatoueur, mais le développement
a été fait entre 2000 et aujourd'hui, avec les studios
de body art qui poussent comme des champignons sur Ch‚telet.
On a subi un peu le cÙté pervers des Américains
avec ces shops pas toujours ouverts par des personnes compétentes.
Mais d'un autre cÙté, Áa a permis aux tatoueurs
de sortir de l'underground. Cette évolution est donc à
double tranchant. Ca ne donne pas le temps d'éduquer les
gens au tatouage et Áa les met entre deux eaux. Ils prennent
ce qui leur est proposé. Cependant, sur notre site Internet,
il n'y a pas un seul tribal. Or les gens viennent nous voir pour
du tribal. Cela prouve qu'on a fait un site éclectique,
mais d'un autre cÙté, quand je vais manger chez
un asiatique je ne demande pas du couscous. C'est bien parce que
Áa fait travailler les personnes qui bossent avec moi,
car tout tatoueur doit savoir faire du tribal, mais c'est frustrant
vis-à-vis de l'ouverture d'esprit censé exister
dans la capitale. Moi justement, je suis venu dans la capitale
pour l'ouverture d'esprit qu'elle suggére, et en réalité
cette ouverture d'esprit est plutÙt limitée.. Je
dirais que le cÙté rock'n'roll des années
80 est bien mort à Paris, malgré les quelques mouvements
punks qui apparaissent mais qui restent limités et ´
fashionª, un peu comme le mouvement rap us. J'ai beaucoup bossé
sur la cÙte ouest des Etats-Unis, et c'est frustrant de
se rendre compte qu'on est plus connu là-bas qu'ici.
3)
Donc tu penses que tout vient du cÙté ´ fashionª?
Je
pense qu'on est simplement super lent, et dans tous les domaines.
On a des personnes qui peuvent faire évoluer les choses,
mais à un moment donné on se bloque. C'est lent,
c'est lourd, c'est dur à expliquer. On reste beaucoup sur
nos acquis, au point de se faire un peu dépasser. La mode
était incontournable à Paris, or, aujourd'hui, je
ne pense pas qu'elle soit meilleure à Paris qu'ailleurs.
En plus, la configuration de Paris est déjà spéciale
: à Barcelone, les boutiques de tattoo sont dispersées
dans la ville, alors qu'à Paris elles sont regroupées
au centre, et aprés c'est la banlieue.
  
J'ai
un peu l'impression que nous avons toujours le m'me style de clientéle.
A chaque fois que l'on veut une évolution, c'est tout un
travail. Il faut expliquer à la personne comment Áa
fonctionne, Áa prend du temps.
Je
pense que c'est vraiment une question de mentalité. On
est riche sur des tas de choses mais pas sur le body art. Je ne
dis pas que Áa ne va jamais venir, mais là, on est
vraiment à la bourre.
La
presse du tatouage n'est pas trés développée
en France, ce qui n'est pas fait pour arranger les choses. A l'heure
actuelle, le seul magazine connu qui vaille vraiment la peine
est un magazine fait par des Italiens, Tattoo Energy.
En
France, le body art est un élément sensationnel
pour la presse. On va faire une émission de télévisions
sur M6 pour finalement montrer un gamin qui se pend à une
balustrade d'appartement. C'est du sensationnel de beauf. Actuellement,
l'information sur le tatouage véhiculée par la presse
tire les choses vers le bas au lieu de donner de bons conseils
aux gens. L'émission sur M6 a créé un grand
boum nuisible au tatouage et aux modifications corporelles, le
public a crié au scandale, mais en attendant, des parents
nous aménent leur gamin de quatorze ans pour un piercing.
Donc nous ne faisons plus attention à Áa, nous sommes
vannés. Il faut savoir qu'à la base, un tatoueur
est un artiste. Ce n'est pas un boulanger qui fait son pain et
qui doit gagner tant par jour. Le bon tatoueur doit effectuer
un travail de fond, il y a une sensibilité, une passion,
à la base de son métier. Un tatoueur peut aussi
'tre un dessinateur, et plein d'autres choses encore.
4)
A ton avis, pourquoi le tatouage et le piercing ont-ils explosé
depuis quelques années?
Je
dirais que c'est depuis 1994/1995. Avant, le piercing, en France,
on ne connaissait pas. Pourquoi Áa a explosé? Parce
qu'on subit forcément l'influence des civilisations extérieures.
On vit sur la m'me planéte, et malgré notre cÙté
lent, pachydermique, on est quand m'me rattrapé par les
autres. Il y a aussi l'influence des stars américaines,
sauf que pour elles, les modifications corporelles sont normales,
contrairement à la France. Aux USA, certaines tatoueuses
ont des fan clubs!
Le
tatouage bouscule tout. C'est un antidote à plein de conneries:
tout le monde se tatoue, mais en catimini. C'est donc une expression
de liberté personnelle. C'est une révolution sur
son propre corps qui a toujours été là. Ca
suit l'histoire. Il n'y a, en fait, jamais eu de vraie mode du
tatouage. Quand Marco Polo est revenu des pays asiatiques, il
a ramené les nouilles, mais aussi le tatouage. Le tatouage
a fait son chemin partout. Aprés, nous avons eu cette image
négative du tatouage par rapport aux taulards, mais il
y a aussi eu les marins, qui eux-m'mes avaient vu Áa sur
les Maoris, etc... Áa vient de loin! En Asie, ce sont les
pr'tres bouddhistes qui ont le droit de tatouer par exemple. Pour
moi, c'est un droit d'identification personnelle. Mais je ne cautionne
pas pour autant l'effet pervers de certaines modes, comme le fait
qu'aujourd'hui il faille 'tre percée à quatorze
ans.
5)
Pour quelles raisons les gens viennent-ils se faire tatouer? Esthétique
pure ou autres raisons?
Je
pense qu'il faut tout de m'me plus que de l'esthétique
pour garder quelque chose sur soi toute sa vie, m'me si un tatouage
peut 'tre porté de faÁon ´ instructive ª.
Selon moi, c'est avant tout un échange entre deux individus.
Hier par exemple, j'ai tatoué un homme qui désirait
quelque chose de précis, d'important pour lui. Nous en
avons beaucoup discuté. C'est avant tout un échange,
ce n'est pas juste tu payes tu t'assois, on te tatoue et tu t'en
vas.

6)
Il paraÓtrait que l'acte du tatouage ou de la modification
corporelle en général soit fait à un moment
important de la vie d'une personne (majorité, changement
dans la vie,...) . A partir de ton expérience professionnelle,
confirmes-tu cette théorie ?
…tant
donné qu'il y a quelque chose de permanent dans léacte
du tatouage, c'est qu'il y a une volonté de marquer un
moment de sa vie. Personnellement, je ne me suis pas tatoué
à des moments clé, mais Áa dépend
de chacun. Mais si l'on marque chaque moment important de sa vie
par un tattoo, il faut faire attention, car nous n'avons qu'un
seul corps!
Il
y a aussi un amour du tatouage, à la base, qui donne envie
d'en avoir un. Il y a le fait d'aimer le tatouage et d'en vouloir
un, sans savoir quel dessin, puis il y a la rencontre avec le
bon tatoueur. Le tatouage naÓtra ensuite des discussions
entre le futur tatoué et le tatoueur. Pour moi, c'est avant
tout une rencontre. J'ai une approche plus artistique bien s¾r,
mais quelqu'un désireux de se faire tatouer n'étant
pas dans le milieu doit aussi pouvoir 'tre compris, car le tatouage
a des impacts personnels, sociaux et intellectuels. La premiére
fois que je me suis fait tatouer, je me suis rendu compte que
je ne serais plus jamais le m'me. C'est important Áa, de
se dire que quelque chose va changer dans sa vie. Donc pour que
ce soit dans le but d'effectuer un changement ou de marquer une
évolution, du moment que c'est positif, c'est l'essentiel.
Mais évidemment, il y a beaucoup de psychologie dans le
tatouage. Enfin, je dirais que le motif simplement esthétique
risque de donner du boulot au laser. On n'est jamais à
l'abris des erreurs.
7)
Les modifications corporelles ont longtemps été
associées à un type de personnes particulier (personnes
mal dans leur peau, exclues,...). Depuis le boum du tatouage,
as-tu souvent affaire à des personnes qui, justement, veulent
se faire tatouer pour évacuer une sorte de souffrance?
Oui,
j'en ai rencontré. De toute faÁon, tu rencontres
toutes sortes de personnes quand tu es tatoueur. Mais ce genre
de personne ne représente pas la majorité de mes
clients, et il néy en a pas plus aujourd'hui quéavant.
On peut 'tre trés bien dans sa peau et aimer se faire tatouer.
Les névrosés et les psychopathes, ce n'est pas ma
tasse de thé.
8) Es-tu d'accord avec cette théorie avancée par
de nombreux clichés: la femme est davantage basée
sur l'esthétisme alors que l'homme cherche à ce
qu'on se fasse une image bien spécifique de lui à
partir de ses ornements corporels.
C'est
marrant Áa, car chez les Tahitiens cela fonctionnait ainsi:
une femme devait 'tre tatouée pour 'tre belle et un homme
devait 'tre tatoué pour montrer qui il était. Actuellement,
on va certainement retrouver des gens comme Áa, mais ce
n'est pas avec ces gens là que nous faisons les meilleurs
boulots. Pour ce qui est de la femme, au début, le tatouage
dans le dos était porté par deux ou trois chanteuses,
et finalement ce phénoméne s'est étendu.
Or, le bas du dos, ce n'est pas le haut de la t'te. Ca suggére
tout de m'me un certain nombre de choses.
En-dehors
des piéces qu'on fait indépendamment, il faut voir
son corps dans sa globalité, dans sa cohérence.
C'est une faÁon de s'occuper de soi. Pas de se sublimer,
mais de se voir autrement. Moi j'appelle cela une révolution
personnelle, pour l'homme comme pour la femme.
9)
Penses-tu que le piercing et le tatouage soient liés?
Pourquoi?
Ce
sont tous les deux des modifications corporelles. Il y en a un
qui est un peu plus éphémére que l'autre.
Mais bon forcément ils se rejoignent, d'autant plus que
le piercing est davantage sollicité dés le départ
avec le piercing des lobes.
10)
Penses-tu que le phénoméne actuel des modifications
corporelles va encore changer, progresser, ou au contraire s'estomper
tout au long des années à venir?
 
S'estomper
je ne crois pas, car je pense qu'aujourd'hui c'est une expression
artistique quoi qu'il arrive, tant que Áa n'abÓme
pas le corps au point de créer des lésions. Je ne
vois pas comment Áa pourrait se calmer avec les nouveaux
médias qui se développent actuellement. A cause
d'M6 notamment, il y en a qui vont taper à fond dans le
sensationnel. C'est un peu le phénoméne Jackass,
quitte à faire du trash. Ils devraient plutÙt faire
des émissions de faÁon pédagogue en donnant
aux gens de vrais renseignements utiles, comme comment trouver
un bon tatoueur ou autres. Quand on fait de l'information, on
montre les deux cÙtés, on n'essaye pas à
tout prix de faire de l'audience, parce que c'est pervers. Au
final ils ont eu l'audience, mais Áa n'emp'chera pas les
jeunes de se faire percer et tatouer. Ca devient un peu révolutionnaire
donc forcément Áa va les encourager: ´ les
vieux veulent pas qu'on fasse Áa alors on va le faire ª.
Mais d'un autre cÙté, la télé ne leur
donnera pas non plus d'éléments pour leur expliquer
comment la démarche fonctionne. Je trouve Áa incroyable
qu'actuellement les médias n'aient pas cette volonté
pédagogique d'informer, puisque quoi qu'ils fassent ils
ne pourront pas endiguer. L'Histoire est en marche et les modifications
corporelles en font partie. Mettre tout le monde dans le m'me
sac comme l'a fait M6 est réducteur, idiot et complétement
irresponsable. Qu'on le veuille ou non, les modifications corporelles
n'ont pas fini de se développer.
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Rencontre
et tatouage avec MC LUCA - MEXIQUE
Le rap et le tatouage ont toujours fait bon
ménage. Preuve à l'appui avec le tchatcheur mexicain
Mc Luka. Rencontre chez Kustom Tattoo avec Niko. |
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La
Femme Araignée
Le
tatouage comme mode d'expression ? Araldhe l'aura rapidement compris.
Après une rencontre avec Niko de Kustom Tattoo, à
Paris, le duo fonctionne. Elle lui confie sa toile dorsale.
Il en fera celle d'une araignée.
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UN RETOUR AUX CLASSIQUES
"Cinq pour-cent de mes clients n'ont aucune idée de
ce qu'ils veulent—si ce n'est un tatouage. Ils poussent la
porte de mon studio et j'essaie d'ouvrir leur esprit sur les possibilités
du tatouage." Pour Niko, ce scénario est des plus prometteurs.
"Nous travaillons ensemble, nous apprenons l'un de l'autre
et nous essayons de créer quelque chose d'unique. Ce processus
est celui qui apporte les meilleurs résul-tats" commente
Niko. Cependant, Niko s'empresse d'ajouter qu'il n'est pas en train
de réinventer la roue. "J'essaie de revenir vers les
classiques. J'aime les pein-tres tels que Delacroix, Van Dyke, Munch
et Dali ainsi que les impressionnistes en général."
En s'inspirant de ces artistes bourrés d'imagination, Niko
estime que le tatoueur est ainsi capable d'orienter son art vers
des directions nouvelles et imprévues. Le fait d'ouvrir un
studio à Paris, France, a permis à Niko d'utiliser
les courants artistiques sous-jacents dans sa culture. "Je
suis un jeune ces artistes bourrés d'ima-gination, Niko estime
que le tatoueur est ainsi capable d'orienter son art vers des directions
nouvelles et imprévues. Le fait d'ouvrir un studio à
Paris, France, a permis à Niko d'utiliser les courants artistiques
sous-jacents dans sa culture. "Je suis un jeune tatoueur et
j'ai encore besoin de grandir dans le domaine artistique" dit-il.
Niko a suivi des cours à l'Académie des beaux-arts
à Paris, afin de parfaire son édu-cation en ce qui
concerne la pro-portion et la profondeur. Avant ces cours, Niko
avait tendance à pratiquer un style largement influencé
par la culture des B.D. Heavy Métal. "Je me suis passionnée
pour l'illustration de B.D. dès mon plus jeune âge.
C'est à six ou sept ans que j'ai découvert les B.D."
précise Niko.
Bien que cette influence se retrouve dans son tatouage, Niko souligne
qu'il ne souhaite pas se cantonner à un style particulier.
"Il est très important pour moi d'essayer de réaliser
ce que me demande le client. C'est pourquoi, je souhaite con-tinuer
à me diversifier en mélangeant les styles pour satisfaire
les besoins de mes clients et les aider à concrétiser
leurs idées." Niko dit encore que "certains clients
s'adressent à un artiste parce qu'ils apprécient son
style. Je refuse de me piéger de la sorte.
Cela ne me plairait pas de faire toujours la même chose. La
diversité est ce qui me motive et augmente ma créativité."
Pour ce faire, il arrive que Niko étudie une certaine technique
pendant des mois pour en maîtriser chacun des aspects. II
rencontre aussi régulièrement d'autres tatoueurs parisiens
afin de mettre leurs idées en commun et discuter de leurs
espoirs et de leurs rêves pour le futur du tatouage dans leur
région. "A Paris, le tatouage est à la mode en
ce moment, un peu comme dans les années 1990 en Amérique.
Les gens sentent qu'il y a de l'argent à gagner et ils ouvrent
des studios à tous les coins de rue. C'est l'un des aspects
les plus tristes de la popularité accrue du tatouage. Du
côté positif, il faut noter que les Français
commencent à accepter le tatouage comme une occupation légitime
et un art. Cela a fait augmenter le nombre potentiel de clients"
explique Niko. Interrogé sur le fonctionnement de son studio,
Niko indique que les avantages de la méthode personnalisée
lui valent un accroissement de sa clien-tèle. A Paris, les
gens ont le choix entre des studios qui offrent du flash à
tout venant et ceux qui ont une approche plus créative. Le
résultat est que les clients sérieux préfèrent
sa méthode. "Je ris à la face des tatoueurs qui
ne travaillent que pour gagner de l'argent" dit-il. Ils passeront
une dizaine de minutes à essayer de convaincre quelqu'un
de se faire tatouer, tandis que je consacre des jours à dessiner
pour un seul client. Au bout du compte, celui qui m'aura choisi
s'en félicitera." Cette façon d'opérer
basée sur la qualité a permis à Niko d'accroître
ses compétences, car on lui demande constamment de faire
mieux et de produire des tatouages de bonne facture. Pour l'avenir,
Niko poursuit avec énergie plusieurs objectifs. Tout d'abord,
au mois de janvier 2004, il a ouvert un plus grand studio qu'il
va tenir avec son apprenti et une longue liste d'artistes invités
du monde entier. Le studio actuel restera ouvert pourservir d'espace
personnel de travail à Niko. En plus de ces projets, Niko
a l'intention de participer à de nombreuses conventions de
tatouage,notamment celle très attendue de Strasbourg, France,
au mois d'octobre 2004. Il partira également en Californie
pour travailler en tant qu'invité dans plusieurs studios.
Niko est impatient de s'élancer vers de nouveaux horizons
pour la raison suivante, "je n'ai pas pu partir à l'étranger
ces dernières années, car il était important
que je fasse un succès de Kustom Tattoo. Alors qu'avant je
voyageais de par le monde en avion, je voyage maintenant sur la
peau de mes clients!"
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LA FEMME ARAIGNEE.
Le tatouage comme mode d'expression ? Araldhe l'aura rapidement
compris. Après une rencontre avec Nico de Kustom Tattoo,
à Paris, le duo fonctionne. Elle lui confie sa toile dorsale.
Il en fera celle d'une araignée.
Par Emilie Eousset.
Certains
se droguent aux pilules, pour Araldhe c'est le tatouage. "Je
voulais juste me faire tatouer une araignée au début
et puis je n'ai plus réussi à m'arrêter."
Après une enfance paisible aux antilles, Harald quitte les
îles à sa majorité. Son âme d'artiste
lui ouvre les portes d'une école de stylisme dans la capitale.
Aujourd'hui, un diplôme de coiffure en poche, elle tente d'ouvrir
son propre salon.
C'est
à son père qu'elle doit son attirance pour l'encre.
" il était marin, et avait un F de piqué, l'initiale
d'une ex-fiancée. ça m'avait toujours intrigué."
Au point qu'elle se fera piqué une imposante araignée
sur l'omoplate 7 ans plus tard. Aux réticences que provoquent
les arachnides, Araldhe,au contraire, les affectionne particuliérement
"une arai-gnée, c'est très feminin, contrairement
à ce que les gens pourraient penser. c'est élégant
quand ça marche, plein de grâce. Moi, qui suit féminine,
ça donne une autre facette de ma personnalité."
C'est
Nico qui entreprendra ce boulot de longue haleine. "Je lui
est donné carte blanche pour mon dos. Il dessinait presque
à main levée." Entre Araldhe et lui, on peut
évoquer une parfaite alchimie, celle de deux artistes en
quête de différence. "Mon dos ne ressemble pas
à ce qui ce fait aujourd'hui, c'est inclassi-fiable. Un simple
motif ne m'aurait pas convenu."
Aujourd'hui,
Araldhe évoque le tatouage comme un mode de vie,un état
d'esprit. "C'est une transformation pour moi, presque une mutation.
Les réactions des gens me plaisent. j'ai acquis une nouvelle
confiance en moi."Araldhe est devenu par la même occasion
une fervente adepte des conventions. Départ de Rome, puis
détour par Strasbourg ou elle empoche le prix de la plus
belle piéce Noir & blanc. Elle continue son épopée
à Berlin, ou elle passe sous les aiguilles de Florence Amblard
pour sa jambe. "ce sera une araignée de nouveau avec
sûrement quelques variantes et une approche différentes."
Florence est une fille, pas de risque qu'elle ne tombe dans ses
filets. |
Studio
de tatouage Kustom Tattoo,
Kustomtattoo.com,
24 avenue de la republique 75011 Paris
Mail : niko@kustomtattoo.com
Tel : 01 47 00 10 26
Fax : 0147 00 74 58 |