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ARTICLES de PRESS et MAGAZINE KUSTOM TATTOO PARIS

 

NIKO
KUSTOM TATTOO RISE OCTOBRE - NOVEMBRE 2008






KUSTOM TATTOO IN PARIS by Geoffrey Stephenson

Niko is a tattoo artist who works at and also owns Kustom Tattoo in Paris, France. A veteran of tattooing for twelve years, Niko cites symbolism as the main source of inspiration in my artwork. His favorite subjects are the ìmemento mori, which are skulls enriched with various arrangements like roses, wings, and eyes. Niko opened Kustom Tattoo seven years ago and over that short time, the shop has welcomed many talented artists which Niko claims to have boosted the inventive burst of the place. For those not lucky enough to live in Paris, you can also find Niko traveling to various conventions worldwide. Be sure and check out his portfolio that includes powerful, graphic identities using Japanese-style, Old School and even Mexican Cholos quite an impressive array from this Parisian artist.



Niko artiste tatoueur du Kustom Tattoo de Paris, dont il est également le proprietaire, depuis 12 ans dans la profession qu'il excerce avec passion. Le symbolisme est une principale source d'inspiration de son "ARTWORK" les sujets qu'il abordent ont pour théme : les" MEMENTO MORIE" cranes agrémentés de roses d'ailes et oeil. Niko à ouvert le Kustom tattoo depuis 7 ans, le shop a reçu en guest de taletueus tatoueurs qui ont boosté et dynamisé le studio.
Pour ceux qui n'ont pas la chance de vivre sur Paris, Niko est souvent en convention de tatouage internationnal pour distiller son encre originale. Dans son book se succede un patchwork de style Japonnais traditionnel et Cholos mexicain fort en couleur et au contraste soutenue. Artiste d'exception, niko est véritablement un Peintre de la peau.



TATOO LIFE MAGAZINE parut en septembre 2007. Rubrique : Flash
Ces flashs sont issus de véritables peintures, travaillées sur papier «éléphant». Le mixte de l'aquarelle et de [acrylique permet d'obtenir différents niveaux de contraste conjugués avec la texture des fonds que j'élabore en lavis, rappelant l'ambiance d'anciennes gravures nécromanciennes, idéal pour illustrer mon travail sur les crânes. C'est une suite logique de ma fascination pour l'univers d'Edgar Poe et de Robert Howard, mélange d'histoire et d'ésotérisme. Le symbolisme est une base fondamentale de ma recherche graphique que ce soit dans le tatouage ou la peinture. Sa pleine influence s'exprime dans ces dessins. Le crâne représentant la forme physique, la structure anatomique, l'oeil sa forme spirituelle. La couleur rouge revient dans ces peintures comme un refrain, fluide vital, vagues, flammes, toiles, coulures. Le rouge, qui à la fois fascine et repousse, est un pigment que j'aime utiliser, tant sur la toile que sur la peau, contrastant avec les couleurs ocre et doré, et soulignant le caractère alchimique de ces oeuvres.
Pour stimuler ma créativib les sujets se doivent d'êtr abordés sans compromis en cristallisant une idée, une personnalité, un message, voire une vision !
Elle se porte comme un gage de vérité, baigné dans un pacte de sang.
Cet échange authentique entre ces deux protagonistes lors d'un tattoo est unique et apporte toute sa raison d'être à ma vocation.

C'est un beau samedi aprés-midi que je rencontre Niko, tatoueur depuis treize ans, propriétaire du studio de tatouage parisien Kustom Tattoo. Ce tatoueur autodidacte et féru de voyages à travers le monde me confie sa vision du body art actuel.


1) Tu as beaucoup voyagé. As-tu une idée de ce qui différencie actuellement la France des autres pays au niveau des modifications corporelles?
Le Québec a une dizaine d'années d'avance au niveau du body art et de la culture tatouage, c'est dans leur culture en fait. Le Japon, les USA, l'Océanie, sont les berceaux du tatouage, ce qui explique leur avance. Aprés il y a eu un effet de mode importé.
La culture franÁaise ne comporte pas le tatouage, ce qui pourrait expliquer son cÙté arriéré. Mais d'un autre cÙté, l'Italie est développée au niveau du tattoo alors qu'il n'est pas présent dans ses traditions (pareil en Espagne). Il y a une espéce de "non acceptation" du tatouage sans aucun argument avancé pour appuyer ce refus. Les FranÁais ont le cul entre deux chaises. Il n'y a pas de vraie culture rock'n'roll ici, ce qui ne favorise pas le développement du tattoo, contrairement aux pays nordiques, à l'Allemagne ou aux …tats-Unis. La France est plutÙt branchée par l'effet de mode car c'est à peu prés tout ce qu'elle a.
2) Actuellement, constates-tu beaucoup d'effets de mode dans les travaux qu'on te demande d'exécuter ou les dessins signifient-ils profondément quelque chose pour la personne?
Une vulgarisation du tattoo a été faite, mais Áa n'a pas vraiment fait progresser le tatouage en général. Le tribal revient toujours en fond, les gens ont des idées trés basiques. Aprés, tout dépend du travail que développe le tatoueur, mais le développement a été fait entre 2000 et aujourd'hui, avec les studios de body art qui poussent comme des champignons sur Ch‚telet. On a subi un peu le cÙté pervers des Américains avec ces shops pas toujours ouverts par des personnes compétentes. Mais d'un autre cÙté, Áa a permis aux tatoueurs de sortir de l'underground. Cette évolution est donc à double tranchant. Ca ne donne pas le temps d'éduquer les gens au tatouage et Áa les met entre deux eaux. Ils prennent ce qui leur est proposé. Cependant, sur notre site Internet, il n'y a pas un seul tribal. Or les gens viennent nous voir pour du tribal. Cela prouve qu'on a fait un site éclectique, mais d'un autre cÙté, quand je vais manger chez un asiatique je ne demande pas du couscous. C'est bien parce que Áa fait travailler les personnes qui bossent avec moi, car tout tatoueur doit savoir faire du tribal, mais c'est frustrant vis-à-vis de l'ouverture d'esprit censé exister dans la capitale. Moi justement, je suis venu dans la capitale pour l'ouverture d'esprit qu'elle suggére, et en réalité cette ouverture d'esprit est plutÙt limitée.. Je dirais que le cÙté rock'n'roll des années 80 est bien mort à Paris, malgré les quelques mouvements punks qui apparaissent mais qui restent limités et ´ fashionª, un peu comme le mouvement rap us. J'ai beaucoup bossé sur la cÙte ouest des Etats-Unis, et c'est frustrant de se rendre compte qu'on est plus connu là-bas qu'ici.
3) Donc tu penses que tout vient du cÙté ´ fashionª?
Je pense qu'on est simplement super lent, et dans tous les domaines. On a des personnes qui peuvent faire évoluer les choses, mais à un moment donné on se bloque. C'est lent, c'est lourd, c'est dur à expliquer. On reste beaucoup sur nos acquis, au point de se faire un peu dépasser. La mode était incontournable à Paris, or, aujourd'hui, je ne pense pas qu'elle soit meilleure à Paris qu'ailleurs. En plus, la configuration de Paris est déjà spéciale : à Barcelone, les boutiques de tattoo sont dispersées dans la ville, alors qu'à Paris elles sont regroupées au centre, et aprés c'est la banlieue.




J'ai un peu l'impression que nous avons toujours le m'me style de clientéle. A chaque fois que l'on veut une évolution, c'est tout un travail. Il faut expliquer à la personne comment Áa fonctionne, Áa prend du temps.
Je pense que c'est vraiment une question de mentalité. On est riche sur des tas de choses mais pas sur le body art. Je ne dis pas que Áa ne va jamais venir, mais là, on est vraiment à la bourre.
La presse du tatouage n'est pas trés développée en France, ce qui n'est pas fait pour arranger les choses. A l'heure actuelle, le seul magazine connu qui vaille vraiment la peine est un magazine fait par des Italiens, Tattoo Energy.
En France, le body art est un élément sensationnel pour la presse. On va faire une émission de télévisions sur M6 pour finalement montrer un gamin qui se pend à une balustrade d'appartement. C'est du sensationnel de beauf. Actuellement, l'information sur le tatouage véhiculée par la presse tire les choses vers le bas au lieu de donner de bons conseils aux gens. L'émission sur M6 a créé un grand boum nuisible au tatouage et aux modifications corporelles, le public a crié au scandale, mais en attendant, des parents nous aménent leur gamin de quatorze ans pour un piercing. Donc nous ne faisons plus attention à Áa, nous sommes vannés. Il faut savoir qu'à la base, un tatoueur est un artiste. Ce n'est pas un boulanger qui fait son pain et qui doit gagner tant par jour. Le bon tatoueur doit effectuer un travail de fond, il y a une sensibilité, une passion, à la base de son métier. Un tatoueur peut aussi 'tre un dessinateur, et plein d'autres choses encore.
4) A ton avis, pourquoi le tatouage et le piercing ont-ils explosé depuis quelques années?
Je dirais que c'est depuis 1994/1995. Avant, le piercing, en France, on ne connaissait pas. Pourquoi Áa a explosé? Parce qu'on subit forcément l'influence des civilisations extérieures. On vit sur la m'me planéte, et malgré notre cÙté lent, pachydermique, on est quand m'me rattrapé par les autres. Il y a aussi l'influence des stars américaines, sauf que pour elles, les modifications corporelles sont normales, contrairement à la France. Aux USA, certaines tatoueuses ont des fan clubs!
Le tatouage bouscule tout. C'est un antidote à plein de conneries: tout le monde se tatoue, mais en catimini. C'est donc une expression de liberté personnelle. C'est une révolution sur son propre corps qui a toujours été là. Ca suit l'histoire. Il n'y a, en fait, jamais eu de vraie mode du tatouage. Quand Marco Polo est revenu des pays asiatiques, il a ramené les nouilles, mais aussi le tatouage. Le tatouage a fait son chemin partout. Aprés, nous avons eu cette image négative du tatouage par rapport aux taulards, mais il y a aussi eu les marins, qui eux-m'mes avaient vu Áa sur les Maoris, etc... Áa vient de loin! En Asie, ce sont les pr'tres bouddhistes qui ont le droit de tatouer par exemple. Pour moi, c'est un droit d'identification personnelle. Mais je ne cautionne pas pour autant l'effet pervers de certaines modes, comme le fait qu'aujourd'hui il faille 'tre percée à quatorze ans.
5) Pour quelles raisons les gens viennent-ils se faire tatouer? Esthétique pure ou autres raisons?
Je pense qu'il faut tout de m'me plus que de l'esthétique pour garder quelque chose sur soi toute sa vie, m'me si un tatouage peut 'tre porté de faÁon ´ instructive ª. Selon moi, c'est avant tout un échange entre deux individus. Hier par exemple, j'ai tatoué un homme qui désirait quelque chose de précis, d'important pour lui. Nous en avons beaucoup discuté. C'est avant tout un échange, ce n'est pas juste tu payes tu t'assois, on te tatoue et tu t'en vas.


6) Il paraÓtrait que l'acte du tatouage ou de la modification corporelle en général soit fait à un moment important de la vie d'une personne (majorité, changement dans la vie,...) . A partir de ton expérience professionnelle, confirmes-tu cette théorie ?
…tant donné qu'il y a quelque chose de permanent dans léacte du tatouage, c'est qu'il y a une volonté de marquer un moment de sa vie. Personnellement, je ne me suis pas tatoué à des moments clé, mais Áa dépend de chacun. Mais si l'on marque chaque moment important de sa vie par un tattoo, il faut faire attention, car nous n'avons qu'un seul corps!
Il y a aussi un amour du tatouage, à la base, qui donne envie d'en avoir un. Il y a le fait d'aimer le tatouage et d'en vouloir un, sans savoir quel dessin, puis il y a la rencontre avec le bon tatoueur. Le tatouage naÓtra ensuite des discussions entre le futur tatoué et le tatoueur. Pour moi, c'est avant tout une rencontre. J'ai une approche plus artistique bien s¾r, mais quelqu'un désireux de se faire tatouer n'étant pas dans le milieu doit aussi pouvoir 'tre compris, car le tatouage a des impacts personnels, sociaux et intellectuels. La premiére fois que je me suis fait tatouer, je me suis rendu compte que je ne serais plus jamais le m'me. C'est important Áa, de se dire que quelque chose va changer dans sa vie. Donc pour que ce soit dans le but d'effectuer un changement ou de marquer une évolution, du moment que c'est positif, c'est l'essentiel. Mais évidemment, il y a beaucoup de psychologie dans le tatouage. Enfin, je dirais que le motif simplement esthétique risque de donner du boulot au laser. On n'est jamais à l'abris des erreurs.
7) Les modifications corporelles ont longtemps été associées à un type de personnes particulier (personnes mal dans leur peau, exclues,...). Depuis le boum du tatouage, as-tu souvent affaire à des personnes qui, justement, veulent se faire tatouer pour évacuer une sorte de souffrance?
Oui, j'en ai rencontré. De toute faÁon, tu rencontres toutes sortes de personnes quand tu es tatoueur. Mais ce genre de personne ne représente pas la majorité de mes clients, et il néy en a pas plus aujourd'hui quéavant. On peut 'tre trés bien dans sa peau et aimer se faire tatouer. Les névrosés et les psychopathes, ce n'est pas ma tasse de thé.
8) Es-tu d'accord avec cette théorie avancée par de nombreux clichés: la femme est davantage basée sur l'esthétisme alors que l'homme cherche à ce qu'on se fasse une image bien spécifique de lui à partir de ses ornements corporels.
C'est marrant Áa, car chez les Tahitiens cela fonctionnait ainsi: une femme devait 'tre tatouée pour 'tre belle et un homme devait 'tre tatoué pour montrer qui il était. Actuellement, on va certainement retrouver des gens comme Áa, mais ce n'est pas avec ces gens là que nous faisons les meilleurs boulots. Pour ce qui est de la femme, au début, le tatouage dans le dos était porté par deux ou trois chanteuses, et finalement ce phénoméne s'est étendu. Or, le bas du dos, ce n'est pas le haut de la t'te. Ca suggére tout de m'me un certain nombre de choses.
En-dehors des piéces qu'on fait indépendamment, il faut voir son corps dans sa globalité, dans sa cohérence. C'est une faÁon de s'occuper de soi. Pas de se sublimer, mais de se voir autrement. Moi j'appelle cela une révolution personnelle, pour l'homme comme pour la femme.
9) Penses-tu que le piercing et le tatouage soient liés? Pourquoi?
Ce sont tous les deux des modifications corporelles. Il y en a un qui est un peu plus éphémére que l'autre. Mais bon forcément ils se rejoignent, d'autant plus que le piercing est davantage sollicité dés le départ avec le piercing des lobes.
10) Penses-tu que le phénoméne actuel des modifications corporelles va encore changer, progresser, ou au contraire s'estomper tout au long des années à venir?


S'estomper je ne crois pas, car je pense qu'aujourd'hui c'est une expression artistique quoi qu'il arrive, tant que Áa n'abÓme pas le corps au point de créer des lésions. Je ne vois pas comment Áa pourrait se calmer avec les nouveaux médias qui se développent actuellement. A cause d'M6 notamment, il y en a qui vont taper à fond dans le sensationnel. C'est un peu le phénoméne Jackass, quitte à faire du trash. Ils devraient plutÙt faire des émissions de faÁon pédagogue en donnant aux gens de vrais renseignements utiles, comme comment trouver un bon tatoueur ou autres. Quand on fait de l'information, on montre les deux cÙtés, on n'essaye pas à tout prix de faire de l'audience, parce que c'est pervers. Au final ils ont eu l'audience, mais Áa n'emp'chera pas les jeunes de se faire percer et tatouer. Ca devient un peu révolutionnaire donc forcément Áa va les encourager: ´ les vieux veulent pas qu'on fasse Áa alors on va le faire ª. Mais d'un autre cÙté, la télé ne leur donnera pas non plus d'éléments pour leur expliquer comment la démarche fonctionne. Je trouve Áa incroyable qu'actuellement les médias n'aient pas cette volonté pédagogique d'informer, puisque quoi qu'ils fassent ils ne pourront pas endiguer. L'Histoire est en marche et les modifications corporelles en font partie. Mettre tout le monde dans le m'me sac comme l'a fait M6 est réducteur, idiot et complétement irresponsable. Qu'on le veuille ou non, les modifications corporelles n'ont pas fini de se développer.



Rencontre et tatouage avec MC LUCA - MEXIQUE

Le rap et le tatouage ont toujours fait bon ménage. Preuve à l'appui avec le tchatcheur mexicain Mc Luka. Rencontre chez Kustom Tattoo avec Niko.
La Femme Araignée

Le tatouage comme mode d'expression ? Araldhe l'aura rapidement compris. Après une rencontre avec Niko de Kustom Tattoo, à Paris, le duo fonctionne. Elle lui confie sa toile dorsale. Il en fera celle d'une araignée.

encre

UN RETOUR AUX CLASSIQUES

"Cinq pour-cent de mes clients n'ont aucune idée de ce qu'ils veulent—si ce n'est un tatouage. Ils poussent la porte de mon studio et j'essaie d'ouvrir leur esprit sur les possibilités du tatouage." Pour Niko, ce scénario est des plus prometteurs. "Nous travaillons ensemble, nous apprenons l'un de l'autre et nous essayons de créer quelque chose d'unique. Ce processus est celui qui apporte les meilleurs résul-tats" commente Niko. Cependant, Niko s'empresse d'ajouter qu'il n'est pas en train de réinventer la roue. "J'essaie de revenir vers les classiques. J'aime les pein-tres tels que Delacroix, Van Dyke, Munch et Dali ainsi que les impressionnistes en général." En s'inspirant de ces artistes bourrés d'imagination, Niko estime que le tatoueur est ainsi capable d'orienter son art vers des directions nouvelles et imprévues. Le fait d'ouvrir un studio à Paris, France, a permis à Niko d'utiliser les courants artistiques sous-jacents dans sa culture. "Je suis un jeune ces artistes bourrés d'ima-gination, Niko estime que le tatoueur est ainsi capable d'orienter son art vers des directions nouvelles et imprévues. Le fait d'ouvrir un studio à Paris, France, a permis à Niko d'utiliser les courants artistiques sous-jacents dans sa culture. "Je suis un jeune tatoueur et j'ai encore besoin de grandir dans le domaine artistique" dit-il. Niko a suivi des cours à l'Académie des beaux-arts à Paris, afin de parfaire son édu-cation en ce qui concerne la pro-portion et la profondeur. Avant ces cours, Niko avait tendance à pratiquer un style largement influencé par la culture des B.D. Heavy Métal. "Je me suis passionnée pour l'illustration de B.D. dès mon plus jeune âge. C'est à six ou sept ans que j'ai découvert les B.D." précise Niko.

Bien que cette influence se retrouve dans son tatouage, Niko souligne qu'il ne souhaite pas se cantonner à un style particulier. "Il est très important pour moi d'essayer de réaliser ce que me demande le client. C'est pourquoi, je souhaite con-tinuer à me diversifier en mélangeant les styles pour satisfaire les besoins de mes clients et les aider à concrétiser leurs idées." Niko dit encore que "certains clients s'adressent à un artiste parce qu'ils apprécient son style. Je refuse de me piéger de la sorte.

Cela ne me plairait pas de faire toujours la même chose. La diversité est ce qui me motive et augmente ma créativité." Pour ce faire, il arrive que Niko étudie une certaine technique pendant des mois pour en maîtriser chacun des aspects. II rencontre aussi régulièrement d'autres tatoueurs parisiens afin de mettre leurs idées en commun et discuter de leurs espoirs et de leurs rêves pour le futur du tatouage dans leur région. "A Paris, le tatouage est à la mode en ce moment, un peu comme dans les années 1990 en Amérique. Les gens sentent qu'il y a de l'argent à gagner et ils ouvrent des studios à tous les coins de rue. C'est l'un des aspects les plus tristes de la popularité accrue du tatouage. Du côté positif, il faut noter que les Français commencent à accepter le tatouage comme une occupation légitime et un art. Cela a fait augmenter le nombre potentiel de clients" explique Niko. Interrogé sur le fonctionnement de son studio, Niko indique que les avantages de la méthode personnalisée lui valent un accroissement de sa clien-tèle. A Paris, les gens ont le choix entre des studios qui offrent du flash à tout venant et ceux qui ont une approche plus créative. Le résultat est que les clients sérieux préfèrent sa méthode. "Je ris à la face des tatoueurs qui ne travaillent que pour gagner de l'argent" dit-il. Ils passeront une dizaine de minutes à essayer de convaincre quelqu'un de se faire tatouer, tandis que je consacre des jours à dessiner pour un seul client. Au bout du compte, celui qui m'aura choisi s'en félicitera." Cette façon d'opérer basée sur la qualité a permis à Niko d'accroître ses compétences, car on lui demande constamment de faire mieux et de produire des tatouages de bonne facture. Pour l'avenir, Niko poursuit avec énergie plusieurs objectifs. Tout d'abord, au mois de janvier 2004, il a ouvert un plus grand studio qu'il va tenir avec son apprenti et une longue liste d'artistes invités du monde entier. Le studio actuel restera ouvert pourservir d'espace personnel de travail à Niko. En plus de ces projets, Niko a l'intention de participer à de nombreuses conventions de tatouage,notamment celle très attendue de Strasbourg, France, au mois d'octobre 2004. Il partira également en Californie pour travailler en tant qu'invité dans plusieurs studios. Niko est impatient de s'élancer vers de nouveaux horizons pour la raison suivante, "je n'ai pas pu partir à l'étranger ces dernières années, car il était important que je fasse un succès de Kustom Tattoo. Alors qu'avant je voyageais de par le monde en avion, je voyage maintenant sur la peau de mes clients!"
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LA FEMME ARAIGNEE.

Le tatouage comme mode d'expression ? Araldhe l'aura rapidement compris. Après une rencontre avec Nico de Kustom Tattoo, à Paris, le duo fonctionne. Elle lui confie sa toile dorsale. Il en fera celle d'une araignée.
Par Emilie Eousset.

Certains se droguent aux pilules, pour Araldhe c'est le tatouage. "Je voulais juste me faire tatouer une araignée au début et puis je n'ai plus réussi à m'arrêter."
Après une enfance paisible aux antilles, Harald quitte les îles à sa majorité. Son âme d'artiste lui ouvre les portes d'une école de stylisme dans la capitale. Aujourd'hui, un diplôme de coiffure en poche, elle tente d'ouvrir son propre salon.

C'est à son père qu'elle doit son attirance pour l'encre. " il était marin, et avait un F de piqué, l'initiale d'une ex-fiancée. ça m'avait toujours intrigué." Au point qu'elle se fera piqué une imposante araignée sur l'omoplate 7 ans plus tard. Aux réticences que provoquent les arachnides, Araldhe,au contraire, les affectionne particuliérement "une arai-gnée, c'est très feminin, contrairement à ce que les gens pourraient penser. c'est élégant quand ça marche, plein de grâce. Moi, qui suit féminine, ça donne une autre facette de ma personnalité."

C'est Nico qui entreprendra ce boulot de longue haleine. "Je lui est donné carte blanche pour mon dos. Il dessinait presque à main levée." Entre Araldhe et lui, on peut évoquer une parfaite alchimie, celle de deux artistes en quête de différence. "Mon dos ne ressemble pas à ce qui ce fait aujourd'hui, c'est inclassi-fiable. Un simple motif ne m'aurait pas convenu."

Aujourd'hui, Araldhe évoque le tatouage comme un mode de vie,un état d'esprit. "C'est une transformation pour moi, presque une mutation. Les réactions des gens me plaisent. j'ai acquis une nouvelle confiance en moi."Araldhe est devenu par la même occasion une fervente adepte des conventions. Départ de Rome, puis détour par Strasbourg ou elle empoche le prix de la plus belle piéce Noir & blanc. Elle continue son épopée à Berlin, ou elle passe sous les aiguilles de Florence Amblard pour sa jambe. "ce sera une araignée de nouveau avec sûrement quelques variantes et une approche différentes." Florence est une fille, pas de risque qu'elle ne tombe dans ses filets.







Studio de tatouage Kustom Tattoo,
Kustomtattoo.com,
24 avenue de la republique 75011 Paris
Mail : niko@kustomtattoo.com
Tel : 01 47 00 10 26
Fax : 0147 00 74 58
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